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Cultes de l' est

« Les cultes de l’est » est un terme regroupant le second plus grand ensemble de croyances du continent. D’origine très ancienne, probablement huitze, ils sont aujourd’hui présents dans les cités huitzes et toxcecs et influencent encore de manière marginales certaines cités yapannecs. Bien que ces cultes possèdent des racines très anciennes, leurs formes actuelles ont été indéniablement influencées par les cultes de l’ouest durant la période où le rayonnement de l’empire atlec influencait même les cours des notchapas huitzes. Moins cohérents que les cultes de l’ouest, les cultes de l’est sont surtout organisés à l’échelle de chaque cité par les autorités locales. Beaucoup plus ouverts que leurs homologues occidentaux, ces cultes sont très plastiques intégrant facilement de nouvelles idées et divinités d’autres peuples.

Les divinités

Les cultes de l’est se distinguent par leur grande diversité tant en matière de divinités que d’ouverture intégrant facilement les dieux d’autres cultes. Fondamentalement polythéistes, l’influence des cultes de l’ouest s’y retrouve par l’idée que l’ensemble des dieux existants seraient issus des patchamas toujours vénérés en occident.

 

Une multiplicité de dieux

Mortelles et devant être nourries par les sacrifices et offrandes, il existerait plus de 200 divinités dont l’importance varie considérablement. Parfois très locales, parfois variation d’un autre dieu, seul une fraction de ces divinités est présente dans l’ensemble des cultes de l’est. Il est à noter que contrairement aux cultes de l’ouest, bien que les divinités soient mortelles, les sacrifices et rites visent surtout à s’attirer leurs faveurs et à veiller à la bonne marche du monde. Seuls les divinités les plus importantes nécessiteraient de recevoir des tels cadeaux. On constate d’ailleurs que de nombreuses divinités mineurs ne reçoivent pas d’offrandes, ne font l’objet d’aucun rite et n’ont ni temple ni fêtes.

 

Vous trouverez si après une liste des principales divinités communes à l’ensemble des cultes:

Amotatlakuali : dieu maléfique du monde souterrain.

Atlacamanistli : dieu des tempêtes et de la destruction.

Huetelocotl : dieu du soleil, des sacrifices, de la guerre et père des zacoalts.

Ikonetentla : vieux dieu du feu et du renouveau.

Itecocuani : dieu jaguar du monde souterrain, protecteur des humains contre les mauvais esprits et sorciers.

Kuatiuinti : dieu lapin de l’ivresse, de la fête et du sexe.

Nanauiac : déesse du jade.

Nopapoctli : dieu du tabac.

Nopatananmicti : déesse des suicidés.

Notimomopa : déesse de la médecine et des plantes utiles.
Patepetlantoc : dieux des montagnes et des tremblements de terre.

Setlistlaka : dieu du jeu, du hasard et de la violence.

Siuatlataua : déesse de la lune, de la nuit et de la maladie.

Tatojtlitatl : déesse des rivières et des pêcheurs.

Tekuanana : déesse des animaux.

Tepoca : dieu de la pluie.

Tetametse : créateur du monde et dieu de la mer et du ciel.

Tlahuitlachin : dieu des forêts et des bêtes sauvages.

Tlanauatsintal : dieu des morts.

Tlapanemetla : dieu des routes et du commerce.

Xochimatlakuili : dieu des abeilles, du miel et parfois messager des dieux.

Les tehcualts

Les tehcualts de l’est sont similaires à ceux de l’ouest. Divinités locales faisant bénéficier un village ou une ville de ses bienfaits en échange de rites et de sacrifices, ils sont liés à un objet. L’une des grandes différences avec l’ouest est que les cultes de l’est considèrent qu’un tehcualt peut aussi être une divinité classique. Par exemple la prestigieuse cité de Tepoca’tlan possède pour tehcualt Tepoca, qui est la divinité de la pluie. Dans ce cas très spécifique, les prêtres affirment que le tehcualt n’est pas à proprement parlé la divinité, mais plutôt une émanation de cette dernière, un simple fragment. D’ailleurs de manière plus large les tehcualts seraient tous issus plus ou moins directement d’une divinité.

 

Si leur importance locale est notable, il est plus rare que les villages des cultes de l’est possèdent un tehcualt, ces derniers étant souvent réservés aux villages d’importance et aux villes. Bien que leur destruction et vol soient théoriquement interdits, il arrive qu’ils soient détruits en cas de conflit prolongés en signe de victoire afin de briser symboliquement l’adversaire.

Rapport aux dieux

Le rapport au divin des cultes de l’est est à l’image de la diversité des divinité, multiple. Dans ces croyances, si certaines divinités peuvent s’intéresser aux actions des humains, toutes ne le font pas. C’est avant tout aux actions de certains individus nés le bon jour, aux prêtres qui les servent et aux notchapas que ces dieux s’intéressent. Certaines divinités peuvent aussi s’intéresser au destin de certaines personnes pour des raisons inconnues.

 

Les relations avec les dieux sont avant tout une affaire professionnelle relevant des prêtres (et du notchapa). Cela passe par la réalisation des rites afin de nourrir les divinités, faire perdurer la marche du monde, mettre fin à une crise etc… Les prêtres sont les intermédiaires privilégiés avec le divin et il est commun, si l’on souhaite quelque chose d’un dieu de faire appel à leurs services, souvent en échange d’un paiement bien que ce ne soit pas toujours le cas. Cependant à côté de cela on trouve aussi des pratiques privées avec la réalisation de petits rites, notamment agraires, réalisés en famille. Il est commun que des familles disposent d’un petit autel avec les idoles de certaines divinités à qui elles feront des offrandes (nourriture, fleur, copal…) à certains moments de l’année. Ce type de pratique est beaucoup plus présent hors des grandes villes.

 

Pour ce qui est des prêtres, si beaucoup sont reliés à une divinité, il est courant qu’ils s’occupent aussi de rites liés à des divinités mineures jugées proches de leur divinité principale. Très souvent il s’agira d’une divinité qui serait issue du même dieu ancien.

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