
S’ils ne font pas de distinctions formelles entre les divinités, les cutchakans distinguent tout de même les divinités les plus importantes devant recevoir des sacrifices et offrandes, pour que le monde perdure, de celles plus « secondaires », nécessitant moins de faste. Il y aurait au total 14 dieux.
Ajn’ijul: Dieu du soleil, de la vitalité, de la fertilité des humains et animaux.
Chaaqibal: Dieu de la nuit, du changement, des conflits.
Kaamjab: Dieu de la pluie et de l’eau, du paradis calme.
Uyuub’pek: Dieu des animaux sauvages et de la chasse.
Esajcamai: Déesse du maïs.
Nay’ikilcab: Dieu de la terre, des plantes, des animaux d’élevage, de l’artisanat.
Puuc’tze: Déesse des montages, des voyageurs, des échanges.
Tzachok: Dieu farceur aussi nommé dieu corbeau.
Laab’tok: Dieu du feu et du renouveau.
Chikokekal: Dieu du vent et des tempêtes. Il fait se mouvoir les soleil est les astres.
Cabimalili’ta: Déesse de la lune, de l’alcool et des arts.
Sikimutz’en: Dieu du destin, de la divination et des étoiles.
Wonojab: Déesse des morts.
Ixahlam: Dieu des cutchakans, de l’errance et des sacrifices.
A ces dieux s’ajoutent de multiples esprits qui sont pour la plupart considérés comme mauvais. A noter que les tehcualt des autres peuples sont vus comme des esprits que l’on aurait enfermés et forcés à coopérer plus que de réelles divinités.
Une autre entité très importante des croyances cutchakan sont les yoxals. Un yoxal est un esprit animal lié à une personne, censé la protéger et la guider. Pouvant être bon ou mauvais, il est dit que certains sont très puissants et peuvent s’attaquer aux ennemis de celui à qui ils sont liés. Ils pourraient aussi permettre à leur humain d’accéder au monde spirituel où ils le guideraient. Le lien entre une personne et son yoxal est très puissant et l’on pense que tout ce qui affecte l’un affecte l’autre. Si un humain se blesse, son yoxal se blesse aussi ; si le yoxal tombe malade, c’est aussi le cas de son humain… Dans ce contexte les naybals et waykuals seraient des cas extrêmes ou le lien est si puissant que le yoxal peut prendre contrôle de l’humain mais aussi inversement.
Rapport aux dieux
Mortels et devant être nourris de manière plus ou moins régulières, ces divinités pourraient s’intéresser aux destins de certains individus selon leurs caprices ou les offrandes que ces derniers leurs apportent. En effet bien que le chaman soit un intermédiaire privilégié avec les divinités, il est commun de faire de petites offrandes à certaines divinités avant de réaliser certaines actions (chasser, cueillir, aller combattre…) ou après l’avoir mené à terme.
Concernant les rites, les cutchakans les percoivent à la fois comme des demandes et des remerciements plus que des moyens de faire perdurer le monde. Si les sacrifices animaux et de sang (du chaman ou de volontaires) sont communs, on y trouve aussi des offrandes d’objets manufacturés et de nourriture. Les sacrifices humains sont aussi fréquents lors de crises ou après un conflit. Ces rites ont le plus souvent lieu dans des lieux dédiés comme une grotte réputée sacrée, une montagne spécifique, etc… ils sont aussi très souvent suivis d’un second rite de remerciement si le premier procure les effets escomptés. Affaires collectives, il est courant que toute la communauté y assiste mais aussi y participe de manière plus ou moins direct.

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