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Les prêtres et chamans

Quel que soit le peuple, il existe des personnes dont le rôle est, au moins partiellement, de faire le lien avec les divinités et parfois esprits. Ces professionnels ayant souvent d’autres rôles comme gardien de la mémoire, des traditions, enseignants ou encore juge ou médecins sont les prêtres et chamans. D’une grande importance, ces individus sont souvent des piliers de leurs communautés vers qui l’on se tourne durant les diverses étapes de la vie et lors de grands évènements.

Les prêtres

Prêtre est le terme que l’on utilisera pour désigner le représentant d’un culte plus ou moins organisé au sein des peuples dits civilisés. Cela concerne tous les zacoalts, les atlecs, aweches, iktomis et akoutlals. Le terme prêtre désigne en réalité une très grande variété d’individus pouvant avoir diverses spécialités.

 

Bien que parfois très différents dans leurs rôles les prêtres partagent plusieurs grandes spécificités. Avant tout ils sont des spécialistes du culte, des mythes des légendes et des différents rites courants. Maitrisant la lecture et l’écriture à divers degrés, ils jouent un rôle de gardien des savoirs, d’autorité morale et sont aussi des gardiens du temps ayant connaissance du jour sur les divers calendriers. Contrairement aux chamans, les prêtres appartiennent (sauf exception) à des clergés plus ou moins organisés et ont des rôles bien spécifiques et déterminés.

 

L’éducation des prêtres peut se faire de deux manières. Elle est sauf de rares cas réservée à des individus spécifiques faisant parti de l’élite sociale (nobles, paretches, prêtres…). La formation pour devenir prêtre commence très jeune et se fait généralement dans des écoles religieuses ou l’apprenti sera en pension complète. Là l’enfant y recevra une éducation comprenant de la morale, de l’histoire, de la religion, des sciences… Mais également tout un ensemble d’éléments dépendant du peuple, ainsi que, parfois, de son genre. Durant cette éducation, l’apprenti devra aussi passer par divers rites et participera à des cérémonies parfois exténuantes, il devra entretenir les lieux et les temples, effectuer diverses tâches… L’éducation reposera autant sur la mémoire que la capacité à lire et parfois retranscrire certains textes. Seul certains enfants deviendront prêtres à l’issu de cette éducation, les autres prendront généralement place au sein des administrations ou auprès de leur famille noble. Ceux choisissant de devenir prêtres se spécialiseront au fil de leur éducation et poursuivront souvent cette dernière au sein d’un temple ou d’une structure plus spécialisée. Cette spécialisation commence généralement vers les 16 ou 17 soleils et se termine vers les 21 à 25 soleils par l’accomplissement d’un rite d’éveil. Ayant fini son éducation, le prêtre se verra alors assigner une tâche commençant souvent en tant qu’assistant d’un prêtre plus avancé ou prêtre d’un village.

 

A noter que cette éducation au sein des écoles religieuses n’est pas la seule voie existante. Durant longtemps elle fut réservée aux familles nobles vivant prêt des grands centres urbains. Les prêtres de village devant eux former un de leurs enfants pour les remplacer. Si l’éducation reste souvent assez similaire à celle dans les écoles religieuses, elle est souvent bien plus pauvre et ne permet pas de réelles spécialisations. Cet apprentissage est parfois complété en recevant les enseignements d’autres prêtres de communautés voisines. Cette éducation se termine souvent lorsque l’apprenti prendra la place du prêtre local à la mort de ce dernier ou quand il s’estime trop vieux pour continuer. Aujourd’hui on ne retrouve ce type d’éducation qu’au sein des villages huitzes éloignés des grands centres urbains et au sein des communautés akoutlals. Ces prêtres héréditaires peuvent souvent être vus avec dédain par ceux ayant été éduqués au sein d’écoles religieuses, car plus rustres. Il n’est cependant pas rare que ces prêtres se transmettent des connaissances et légendes inconnues de tous et transmises depuis des générations.

 

A noter que si de nombreux prêtres restent célibataires durant une part importante de leur vie, cela n’est pas une obligation. Issus de l’élite, les prêtres gardent à l’esprit les logiques dynastiques de leur classe sociale et s’ils ne subissent pas la même pression des autres membres de leurs familles pour avoir une descendance. Beaucoup décident de former une famille, tant par choix que par envie de soutenir leur famille.

Les chamans

Bien que prenant différentes formes, l’accès à la prêtrise est retreint pour l’ensemble des peuples. Cet accès est généralement réservé aux enfants de l’élite et aux enfants de prêtre. Chez tous les peuples disposant de prêtre on trouve deux principales voies.

Les devins 

Si la divination est pratiquée par certains prêtres et chamans, on trouve aussi des devins dans le monde profane. Ces derniers n’ont pas de lien particulier avec le surnaturel ou religieux et sont vus comme dépositaires de connaissances spécifiques qui lui permettrait de répondre à des questions, d’avoir un aperçu de l’avenir etc… Contrairement aux chamans et prêtres pouvant utiliser des rites et substances hallucinogènes pour avoir des visions de l’avenir, les devins utilisent des outils (souvent pierres, coquillages, ossements ou bouts de bois). Chaque outil de divination est généralement propre à un devin et sont généralement les mêmes que ceux de son professeur, souvent un parent proche. Parfois très simples, parfois décorés ou sculptés et suivant une méthode de construction très stricte accompagnés de quelques rites spécifiques, ces outils n’en sont pas pour autant vus comme des objets surnaturels.  L’utilisation de ses outils sera différente jetés au sol directement, sur un tapis à l’aide d’une carapace de tortue ou d’un gobelet… tout le travail du devin sera d’interpréter ce qu’il voit pour répondre à une question de la personne qui vient le voir. 

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On retrouve des devins chez la plupart des peuples mais leur importance est très variable. Seuls les oxotllis et tucoyas semblent ne pas connaitre de devins, les tâches de ce dernier relevant du chaman. Plutôt rares chez les cutchakans, akoutlals et zacoalts, ils sont tout particulièrement mal vus chez les toxcecs. Au sein de l’Empire Atlec, on trouve de nombreux devins mais l’activité de ces derniers est très surveillée et souvent méprisée par les prêtres. Jugés par ces derniers, il n’est pas rare qu’un devin se trompant trop souvent dans ses prédictions soit poursuivi en justice et lourdement sanctionné (parfois de mort).  De manière globale, on trouve régulièrement des devins conseillant les notchapas zacoalts, surtout huitzes et mapanitls, ainsi que certains paretches. Parfois spécialisés dans certains domaines (naissances, conseil commercial, aide aux soins…) certains devins considérés comme très fiables ont une vie particulièrement aisée faisant payer très cher leurs prestations et recevant de nombreux cadeaux. C’est surtout dans la culture tiguie, aweche et mapanitl que les devins sont les plus appréciés et les plus écoutés. Chez les tiguis ils jouent d’ailleurs un rôle central dans les grandes prises de décision notamment pour déclencher des raids. Cependant ce poste est aussi dangereux car un devin qui donnerait un trop mauvais présage avant un raid ou qui assurerait une victoire alors que le combat serait une défaite met souvent sa vie en jeu.

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