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L'histoire connue

L’histoire ne fut jamais un sujet majeur pour les peuples de Catchaluk. Surtout étudiée et « connue » par une certaine élite (prêtres, nobles, membres de l’administration…) elle est dans les grandes puissances avant tout un instrument politique écrit et réécrit selon les besoins du moment. Loin des grandes puissances l’histoire est surtout l’apanage des anciens et chamans et est avant tout un outil similaire aux contes, vecteurs de valeurs et traditions. D’une manière globale la recherche rigoureuse de la réalité historique est souvent très loin de ceux qui la produisent, la portée symbolique et évocatrice étant bien plus importante. A ceci s’ajoute les mythes et légendes souvent vus comme des formes d’histoire qui viennent souvent se mêler aux productions historiques elles-mêmes.  Dans ce contexte il est difficile de connaitre la véritable histoire du passé au-delà de quelques générations. Cette section se concentrera surtout sur les grandes lignes historiques (principalement de l’Empire Atlec et des cités zacoaltes) sur lesquelles les divers peuples sont d’accord.

Vision des autres peuples

L’histoire qui sera décrite sera vue et perçue à la manière des peuples dits civilisés. Cependant d’autres peuples comme les tucoyas, oxotllis ou encore tiguis ont traditionnellement une vision différente du temps. S’ils partagent l’idée d’une notion d’ère, le temps y est vu comme cyclique où durant une même ère le monde est et a toujours été le même et sera toujours le même jusqu’à la fin de l’ère. De plus dans cette ère le temps forme en quelque sorte une boucle qui finira toujours par revenir au même point, ainsi ce qui a été finira toujours par être de nouveau. L’histoire n’a ainsi que peu d’importance et se mesure le plus souvent à l’échelle de la vie de quelques générations. Parfois des récits d’évènements plus anciens existent mais il se fondront alors souvent avec les légendes et mythes du peuple. De ces peuples, seuls les tiguis semblent accorder un peu plus d’importance à leur passé gardant des traces d’anciens évènements importants de leurs waaketchas où se mêlent volontairement le mythe et la réalité. 

Ere de l’or

L’ère de l’or est la plus ancienne période connue avec une relative certitude. Il est dit qu’elle dura 396 ans ce qui symboliquement correspond à deux cycles du calendrier luni-solaire. La légende veut que la période soit née suite à de nombreux incendies ayant mis fin à l’ère précédente. Cette aire est nommée aire de l’or en raison du peuple qui devait y régner les itzocs. Dans les faits on connait très peu de choses sur cette période les principales informations de cette dernière ayant surtout trait à sa fin. 

D’après les histoires, durant cette période les itzocs occupaient une grande partie du continent et étaient la principale puissance. Venus des montagnes ils avaient assujetti par les armes nombre de peuples et contrôlaient un très vaste empire. Pour assurer leur puissance, ils avaient pour habitude de déporter les populations récemment conquises si elles avaient montré trop de résistance ou menaçaient de se rebeller. C’est d’ailleurs l’un des facteurs de l’émergence de cultures zacoaltes hors des jungles de l’ouest occupé par les huitzes.  Pour surveiller le territoire les itzocs auraient bâti un réseau de fortin qui leur servait aussi de centre d’administration. Les itzocs s’appuyaient aussi sur des peuples qui leur étaient loyaux comme les cutchakans qui étaient selon les histoires soit totalement sédentaires, soit partiellement nomades. Il est aussi possible que cela fasse référence à plusieurs peuples. 

Bien que puissants, plusieurs peuples résistaient. Parmi les royaumes on trouvait : les huitzes à l’est, les toxoltepecs au nord-est, les chizacas occupant une bande côtière à l’ouest et les mapeneches occupant le sud-ouest. En plus de ces puissances, les oxotllis et tucoyas avaient toujours résisté aux tentatives d’invasion itzoque. 

L’histoire veut que ce fut une série de grandes inondations qui annonça la chute de l’empire itzoc. Si ces dernières ont surement eu lieu et ont dû entrainer de graves destructions, d’autres facteurs peuvent être pointés du doigt. Les itzocs s’avéraient de plus en plus divisés et certains de leurs généraux étaient en guerre ouverte entre eux. En plus de cela les itzocs se montraient de plus en plus gourmands en tributs tout en investissant de moins en moins de troupes et de personnel dans les territoires contrôlés préférant se reposer sur les chefs des populations locales. Plus globalement la société itzoque se concentra de plus en plus sur ses régions d’origine. Si l’on ajoute à cela une suite de défaites militaires et un mécontentement latent de nombreux peuples soumis, de grands mouvements de révolte éclatèrent rapidement. 

Il est dit que c’est environ 30 ans avant que l’empire itzoc commença à fortement se déliter. Dans un premier temps se furent les peuples du nord toxcecs (anciens) et tayamis qui prirent leur indépendance. Puis se furent les yapanecs et enfin tout un ensemble de peuples menés par les atlecs. Les années qui suivirent furent un grand fouillis. De nombreuses puissances locales auraient émergé et disparu tout aussi rapidement. Ce serait à l’ouest que les conflits avec les itzocs et leurs alliés auraient été les plus violents. Ces conflits auraient permis aux atlecs de prendre un large ascendant sur le reste de leur alliance même si ceci ne se fit pas sans heurts. Ils menèrent aussi au repli définitif des itzocs vers les montagnes et au départ des cutchakans vers les régions arides où ils développèrent une culture nomade où, selon d’autres, s’intégrèrent à des populations nomades existantes.

La fermeture des itzocs

Suite à la chute de leur empire, les itzocs se replièrent dans les montagnes du nord et du sud. Durant plusieurs siècles on ne sut rien de ce qu’ils étaient devenus. Protégés par des jungles denses peuplées de populations hostiles à l’ouest et plateaux désertiques particulièrement hostiles à l’est, leurs territoires n’étaient virtuellement accessibles que par le nord et le sud via des passes montagneuses peu praticables et relativement étroites. A de nombreuses reprises des notchapas et paretches tentèrent de monter des expéditions pour entrer en contact avec ces itzocs mais soit elles ne trouvèrent pas d’accès à ces territoires, soit elles durent faire face à des éboulements étranges, soient elles disparurent intégralement. Au travers du temps seule une poignée de personnes semble avoir survécu à ces tentatives infructueuses mais aucune ne put donner d’informations vraiment exploitables. 

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Ere bleue

L’ère bleue est incontestablement une ère de grand changement où l’Empire Atlec fut un acteur central. Bien que ce dernier ne contrôla jamais un territoire aussi grand que celui des itzocs, son influence fut surement bien plus grande ayant permis directement ou non une uniformisation du culte, de l’écriture, des modes d’enseignement en deux écoles et de nombreuses avancées architecturales chez la plupart des peuples « civilisés ». Comme pour l’ère précédente sa durée exacte fait débat puis que les diverses puissances ne sont d’accord ni sur les évènements marquants, son début, ni sur ceux qui en marquent la fin. Il faut ajouter à cela que les divers récits historiques n’hésitent pas à arranger les dates selon les besoins politiques et symboliques, ajoutant ou retirant artificiellement des années. Quoiqu’il en soit cette ère aurait duré entre 360 et 396 ans.

Parmi les évènements reconnus comme marquants le début de cette ère on peut trouver la proclamation de la fondation de l’Empire Atlec et la mise au pouvoir du premier apuchamak, la destruction de la dernière forteresse itzoque, ou encore la dernière grande défaite des alliés de ces derniers. Dans tous les cas, dans les premières années de cette ère on ne trouvait pas moins de 8 grands ensembles de puissances (le royaume toxcec, l’Empire Atlec (11 factions), le royaume tayami, les cités huitzes, le royaume yapanec, le royaume chizaca et les royaumes mapeneches). Si des tribus oxotllies, tiguies et cutchakannes étaient aussi présentes elles n’auront pas de rôle majeur sur les grandes puissances et leur évolution sera globalement très mal connue. Quoiqu’il en soit parmi ces puissances trois sortiront peu à peu du lot et deviendront les acteurs majeurs de la période suivante.

Comme pour son début, la fin de cette ère est sujette à débat. De manière globale elle correspond globalement à un recul important de la puissance des atlecs au profit d’une expansion considérable des cités yapanèques et de tribus cutchakannes. Elle sera aussi marquée par la prise d’indépendance (temporaire) de la confédération toxcèque, le sac de sa capitale par une horde cutchakanne, de nombreux conflits internes ainsi qu’une série importante d’importants tremblements de terre. Nombre de ces éléments sont concomitants ou font suite aux actions du dernier apuchamak de cette époque qui aurait tenté de se faire considérer comme des dieux demandant des sacrifices en son honneur, ordonnant la construction de temple, ordonnant la soumission de tous les peuples etc… les catastrophes et le chaos qui ont suivi sont alors souvent interprétés comme une punition divine pour l’arrogance des atlecs et, par conséquent, un changement d’ère pour qu’un nouveau peuple règne sur l’humanité. 

Pour simplifier les choses, pour la suite on retiendra les dates officielles de l’Empire Atlec pour cette période avec l’année 0 fixée à la proclamation de l’empire et la fin de l’ère en 396 avec le sac de la capitale et la mort de l’apuchamak Qurallihuakon III.

Histoire de l'Empire Atlec                                                                

L’histoire de l’Empire Atlec est peut-être l’une des plus complètes et, dans une moindre mesure les plus fiables. Il existerait plusieurs milliers de codex qui la relateraient et entre les lignes de ces derniers on peut esquisser des lignes plutôt certaines de son histoire. Les plus grands sages de l’empire divise l’histoire de ce dernier en trois grandes périodes : sa naissance, ses grandes expansions et son âge de la sagesse.  

L’affirmation

Il est difficile de savoir ce à quoi ressemblait l’Empire Atlec des débuts. Composé de 10 royaumes soumis « volontairement » aux atlecs, il était loin de ce qu’il deviendra par la suite. Parmi ces derniers on retrouvait déjà des royaumes appartenant à de nombreuses cultures certaines apparentées aux atlecs et d’autres de familles zacoaltes comme les pochtans. Occupant une part importante des plaines de l’ouest, ces premières années furent surtout consacrées à sa stabilisation interne, à la lutte contre les dissensions et velléités d’indépendance et à la lutte contre la menace cutchakanne. On sait peu de choses avant les années 60 période à laquelle on constate un net recul du nombre des royaumes soumis (plus que 3) le territoire des autres étant désormais aux mains des atlecs. Il semble très probable que ces anciens royaumes soumis furent intégrés de diverses manières et que leurs populations furent au fil du temps intégrées aux atlecs ou à d’autres populations comme les pochtans qui était déjà mentionnés en divers endroits du territoire. Il est aussi possible que le terme pochtan fasse alors référence à tout un ensemble de peuples non atlecs vivant sur le territoire contrôlé directement par l’empire. Il semble qu’à l’époque et durant encore longtemps l’empire était dirigé par des prêtres qui jouaient aussi un rôle de noblesse et parfois de combattants. Cette cumulation des charges perdurera durant une grande partie de l’ère bleue. 

La première marque de l’affirmation de l’Empire Atlec comme grande puissance et l’un des premiers évènements certain de cette période fut la conquête du royaume chizaka entre 60 et 63. On sait peu de choses sur la conquête en elle-même si ce n’est qu’elle fut une grande victoire et que les populations conquises furent déportées sur tout le territoire atlec pour éviter toute révolte. Si elle permettait de mettre fin à une menace éventuelle venant de l’ouest, l’importance de cette conquête était surtout symbolique. Les atlecs avaient conquis une puissance face à laquelle les itzocs avaient échoué. Par cette conquête ils se posèrent non seulement en successeurs des itzocs mais aussi que leur ère étant venue, c’était à eux de guider et civiliser les autres peuples. 

Les grandes expansions

La période des grandes expansions commence officiellement vers les années 105 et marque le début officiel des grandes conquêtes militaires de l’empire. Il est probable qu’elles aient commencé bien plus tôt mais n’aient connu que peu de succès ce qui justifierait leur départ officiel si tardif après la victoire de 63. Quoiqu’il en soit cette période commence avec la lente conquête des terres occupées par les royaumes mapeneches du sud. Ayant duré de 105 à 132, elle fut une campagne très dure les mapeneches étant un peuple particulièrement féroce. L’histoire veut que plusieurs peuples s’illustrèrent au côté des zacoalts dont une population zacoalte occupant un petit royaume au sud de l’empire mais aussi des cutchakans qui en échange de leur loyauté obtinrent le droit de fonder un huatanab sur le territoire atlec. Ce territoire sera de plus en plus indépendant et deviendra le huatanab iktomi. Suite à la victoire, il est dit que les atlecs hésitèrent à déporter la population mapeneche de peur qu’ils provoquent des émeutes partout où ils iraient. Plutôt que cela, ils interdirent le port de toute arme à ces derniers et installèrent de nombreux colons du royaume zacoalt du sud sur les terres mapeneches pour assurer une certaine sécurité. Cette décision n’eut qu’une efficacité limitée et mena à toute une série de révoltes en 133, 137, 140, 143, 149 et 156. Après chaque révolte les autorités atlèques déportaient un certain nombre de mapaneches qu’ils remplaçaient par des zacoalts. Ils forcèrent aussi les mapeneches à partager leurs villages avec les colons et si cela fut la source de nombreuses tensions au fil des années cela mena à un lent métissage de ces peuples qui sont aujourd’hui connus sous le nom de mapanitls. 

Plusieurs années après la campagne du sud vers 160 commença l’autre grand mouvement de conquête vers le nord et le royaume toxcec. Les toxcecs étaient depuis longtemps une grande puissance du nord qui avaient de nombreuses fois tenté d’envahir des territoires de l’Empire Atlec. Puissants militairement et très unis, plusieurs campagnes furent menées contre ce dernier avec un succès limité. N’ayant pas l’habitude des terres marécageuses du nord, l’un des plus grands ennemis des armées de l’empire fut le climat et les maladies qui décimèrent les armées envoyées sur place. Cependant, attaqués à l’est par diverses cités huitzes, les toxcecs cédèrent peu à peu du terrain. C’est en 178 qu’eut lieu la défaite finale des toxcecs face à une union de cités huitzes et de l’Empire Atlec. Suite à diverses négociations, il fut décidé que le territoire toxcec serait divisé en plusieurs cités dirigées par des huitzes dont une part importante sous la coupe de l’empire avec la présence d’officiels atlecs pour s’assurer de leur loyauté. Sur ces territoires, la nouvelle noblesse huitze se mêla rapidement aux populations locales influençant sa culture et étant influencée par elles. C’est ainsi qu’avec le temps naquit la culture toxcèque. Ces nouvelles cités toxcèques s’opposèrent à de nombreuses reprises aux velléités de cités huitzes et formèrent rapidement un bloc très uni.

On fait souvent s’arrêter l’histoire des grandes expansions ici mais dans la pratique il y eut d’autres tentatives plus ou moins fructueuses de conquêtes militaires. Il y eut par exemple de nombreuses tentatives à l’encontre des tucoyas dès 153 puis de manière plus intense en 178, 180, 183 puis 230, 239, 245. Toutes ces campagnes furent globalement des échecs ne menant qu’au contrôle d’une bande de terre côtière. Parallèlement des campagnes de moindre envergure furent menées sur les terres laissées aux cutchakans pour s’attribuer certaines terres, dans les terres des lacs sous le contrôle des yapanecs ou au sud contre les territoires occupés par les oxotllis. Cette dernière campagne principalement menée par des forces mapanitles permit la création de deux cités indépendantes de ce peuple vers 257. Dix ans plus tard l’empire prit le contrôle d’une grande île au sud de l’archipel du croc dans le but de mettre fin aux raids menés par les tiguis sur les côtes. 

L’ère de la sagesse

Selon les textes, l’ère de la sagesse aurait commencé peu après la conquête des toxcecs. Selon l’histoire la plus courante la raison aurait été que les atlecs auraient connu une suite de défaites militaires et de troubles. La légende veut alors que l’apuchamak d’alors aurait eu une vision du qetec des atlecs lui annonçant que ces défaites étaient le résultat des mauvais choix de ce dernier. En effet le rôle des atlecs était de guider les autres peuples et non la simple conquête. Ecoutant la sagesse de ses paroles, l’apuchamak aurait alors décidé de mettre fin aux grandes entreprises de conquête pour se concentrer sur l’élévation morale des autres peuples. S’il est probable que des défaites militaires mais aussi probablement des troubles internes aient eu pour conséquence de faire changer la politique des atlecs en matière de conquête, ces conquêtes ne cessèrent pas vraiment à cette époque et l’empire avait déjà connu d’importants changements internes bien avant.

Toujours est-il que cette troisième grande phase de l’Empire Atlec est marqué par plusieurs grands éléments : une stabilisation des frontières de ce dernier, de nombreux changements culturels et architecturaux et une volonté d’imposer le modèle atlec aux autres peuples. 

De nombreux grands accomplissements sont souvent attribués à cette période. Parmi ces derniers, l’architecture atlèque se serait fortement développée avec de très nombreuses édifications de pyramides mais aussi de palais, d’aqueducs, canaux d’irrigation, routes pavées, de très nombreux temples, d’observatoires astronomiques et la rénovation de nombreuses villes. Tout ceci fut notamment permit par l’utilisation d’esclaves mais surtout d’ouvriers non-atlecs et plus particulièrement pochtans qui se sont rapidement retrouvés disséminés sur tout le territoire. Autre changement majeur de cette période, les prêtres se dédieront de plus en plus aux affaires du culte laissant les tâches civiles à des membres de la petite noblesse qui seront ensuite remplacés par des professionnels de la chose les paretches. Si au début la charge était uniquement héréditaire, soucieux d’avoir uniquement des personnes compétentes en poste, le système des concours fut mis en place. De même dans l’idée de civiliser les peuples, les écoles du peuple furent créées offrant une éducation gratuite pour tous et permettant à certains faisant preuve de talent hors norme de s’élever socialement. Parmi les autres grandes avancées on compte un développement considérable du commerce, une avancée des droits des esclaves et des femmes, une grande amélioration de la situation des non-atlecs, etc…

Parallèlement à ces changements, les atlecs tentèrent de propager leur modèle à tous les autres peuples avec plus ou moins de succès. Ceci passa par l’envoi de cadeaux, des invitations auprès des représentants des grandes puissances, l’envoi d’émissaires etc… Le succès fut particulièrement important auprès des huitzes et yapanecs. Impressionnés par les accomplissements de l’Empire Atlec, nombre de notchapas invitèrent à leur cour des prêtres, érudits, architectes et artistes de l’empire. Ces derniers permirent notamment la propagation du système d’écriture atlec aux grandes puissances, aidèrent à structurer les cultes locaux et permirent le développement des écoles (religieuses et du peuple) en lieu et place des percepteurs réservés à la noblesse. Ces envoyés jouaient aussi dans une moindre mesure le rôle d’espions permettant à l’empire d’être au fait des querelles entre cités et des luttes de pouvoir. Plusieurs fois l’empire s’imposa en arbitre des conflits locaux ou fut appelé à l’aide par un notchapa face à un rival. Il en a résulté que plusieurs cités devinrent de fait parties intégrantes de l’Empire Atlec bien qu’officiellement indépendantes de ce dernier. 

Théorie des trois forces

La théorie des trois forces est une théorie politique développée au sein de l’Empire Atlec. Selon cette dernière, l’Empire Atlec possède trois armes ou forces lui permettant de prendre sa place légitime à la tête de tous les peuples.

 

-la masse : arme emblématique de l’Empire Atlec, la masse représente la force militaire, la conquête par les armes et la répression sanglante. Elle est vue comme la moins bonne façon de conquérir.

 

-la pièce de jade : il s’agit du commerce mais aussi des ambassades et manœuvres diplomatiques. L’idée est ici de lier tellement fortement les autres à l’Empire Atlec qu’ils en deviennent dépendante et ne peuvent plus s’opposer à lui.  

 

-le codex : symbole du savoir et de la culture, cette arme fait référence au fait de mettre en avant la culture atlèque, son éducation, exporter son mode de vie etc…  L’idée est qu’en montrant sa grandeur, les autres peuples voudront se joindre d’eux même à l’Empire Atlec.

Parallèlement l’empire eut beaucoup moins de succès avec les peuples dits primitifs (oxotllis, tucoyas, tiguis). A de nombreuses reprises l’empire envoya en effet des prêtres en charge de « civiliser les sauvages ». Si plusieurs manières furent abordées, ce fut globalement un échec sauf, dans une moindre mesure, avec les tiguis. Rencontrés pour la première fois vers 257 par le biais des mapanitls, les premiers contacts entre les deux peuples furent très compliqués les tiguis menant de nombreux raids sur des villages côtiers de l’empire et ayant une grande méfiance des mœurs de ces derniers. Si les attaques menèrent à la conquête de l’une des principales îles au sud de l’archipel du croc, l’empire mena en parallèle des négociations avec de très nombreux clans tiguis, les incitant à venir s’implanter sur le territoire atlec et a participé à la vie locale. Un certain nombre de clans acceptèrent et si certains gardèrent une grande méfiance des atlecs, beaucoup se rapprochèrent des mapanitls les deux peuples partageant certains traits communs. Ce rapprochement mena au second métissage de la société mapanitle qui devint celle que l’on connait aujourd’hui.

Déclin de l’Empire Atlec

Les diverses histoires traitant de ce sujet s’accordent sur le fait que ce déclin fut rapide. La croyance veut que tout provienne des actes de Qurallihuakon III. Ayant hérité d’un Empire Atlec puissant, ce dernier aurait souhaité être considéré comme un dieu à l’égal des qetecs. A ce titre, il aurait non seulement forcé à la création de temples en son honneur, mais de plus aurait ordonné au clergé d’effectuer des sacrifices en son honneur lors de chaque rite dédié à un autre dieu. Il aurait aussi exigé cela des peuples soumis et des autres peuples, aurait souhaité forcer les cités indépendantes à lui prêter allégeance et aurait drastiquement augmenté les tributs devant être payés à l’empire pour la construction d’un nouveau palais à la mesure de sa grandeur. En réponse à cela les patchamas eux-mêmes auraient voulu punir l’humanité en envoyant des tremblements de terre en 396 ce qui annonçait la fin de l’ère des atlecs. C’est pour répondre à cela que de nombreux peuples se seraient révolté mettant à mal l’empire et amenant une nouvelle ère. 

Si cette histoire est très connue et utilisée par nombre de peuples, les choses sont plus complexes. Si l’apuchamak a bien tenté de se faire diviniser, il s’agit probablement plus du dernier prétexte trouvé par de nombreuses cités zacoaltes pour proclamer leur indépendance. Plusieurs autres facteurs peuvent être pointés du doigt. Tout d’abord une série de tremblements de terre eurent lieu non loin de la capitale atlèque provoquant des dégâts considérables à cette dernière ce qui força les atlecs à augmenter le tribut demandé aux populations soumises notamment en nourriture et mains d’œuvre. En plus de ça l’Empire Atlec pratiquant plus que les autres le sacrifice humain, l’expansion de son territoire entraina une augmentation du besoin de sacrifice qui ne pouvait pas être compensé par les campagnes militaires alors désastreuses. Pour pallier à cela les autorités de l’empire demandèrent aux puissances inféodées de leur fournir des personnes à sacrifier chose jamais vue jusqu’alors. Un autre facteur fut l’insistance grandissante de l’Empire Atlec pour intégrer les cités huitzes et yapanecs au système commercial atlec ce qui fut très mal perçu par ces derniers. Ceci amena à la déclaration d’indépendance des cités huitzes et yapanèques qui s’étaient soumises à l’empire rapidement suivi des toxcecs qui, pour assurer leur indépendance s’organisèrent en une confédération. Le territoire de l’empire étant très vaste et l’organisation des troupes très centralisée, les tentatives de reprendre ces territoires par la force se soldèrent rapidement par des échecs. Pire, de nombreuses tribus cutchakannes s’unirent à cette période et s’attaquèrent à l’Empire Atlec qui ne les voyaient plus comme une menace. Ayant ses armées principalement occupées au nord contre les toxcecs, l’incursion des cutchakans les mena jusqu’à Nacpitcha’uechan capitale de l’empire qui fut pillée. Ceci força l’empire à arrêter toute opération militaire extérieure pour se concentrer sur la nouvelle menace. Cette situation fut d’autant plus complexe que de nombreuses querelles avaient vu le jour entre des prêtres et paretches de haut rang, l’apuchamak et des chefs militaires ambitieux. Il en résultat de très nombreuses morts suspectes dont celle de l’apuchamak qui furent par la suite attribuées à la colère des dieux mais furent plus probablement des assassinats politiques.

Histoire des cités huitzes

L’histoire des cités huitzes est à la fois assez mal connue, difficile à décrire et très proche de ce qui sera par la suite. Aussi loin que l’on s’en souvienne les huitzes formaient déjà à l’époque un ensemble de petits royaumes en lutte entre eux et s’unissant parfois pour contrer d’autres puissances. Chaque cité étant indépendante il est dès lors difficile d’établir une histoire commune.

Les premiers temps

Globalement l’ère bleue fut une période plutôt prospère pour les huitzes marqués par une lente ascension et une augmentation du nombre de cités. Il semble qu’au début de l’ère bleue les notchapas étaient encore plus puissants qu’ils ne le sont actuellement, que le conseil local n’était composé que de nobles et de personnes choisies par le notchapa et qu’elles ne comprenaient pas de wachupe.

 

Les débuts de l’ère bleue furent marqués par plusieurs grands conflits. Au sud les cités faisaient face au royaume yapanec alors uni qui tenta à plusieurs reprises d’envahir les cités huitzes avec un succès mitigé. Au nord les cités faisaient face à un autre grand royaume zacoalt, les toxoltepects. Ces conflits se retournèrent contre les huitzes dont plusieurs cités furent contraintes de se soumettre à l’autorité des toxoltepects. Les cités centrales furent surtout sollicitées pour aider les cités du nord et du sud et vécurent dans une relative tranquillité. C’est à partir des années 80 que les huitzes commencèrent à vraiment s’imposer sur la région. Profitant de troubles intérieurs des cités toxoltepectes entrainées par une forte migration tayamie elle-même provoquée par une conquête de leur territoire par les toxcecs, les huitzes prirent l’ascendant sur leurs ennemis du nord réduisant de plus de moitié le territoire des toxoltepects puis poursuivant leurs conquêtes vers le nord sur le territoire tayami. Comme il était de coutume des membres de la famille des notchapas furent mis à la tête des territoires conquis formant ainsi de nouvelles cités théoriquement soumises à d’autres mais qui prirent rapidement leur indépendance. Rapidement les cultures locales se fondirent dans la culture huitze. Après les conquêtes du nord, nombre de cités huitzes reprirent leurs conflits internes ne s’intéressant que peu aux territoires de l’ouest. Au sud quelques cités manquant de soutien tombèrent sous le contrôle du royaume yapanec. En 178 plusieurs cités huitzes s’unirent aux atlecs pour conquérir le territoire toxcec. Suite à d’importantes négociations, les dirigeant locaux furent remplacés par des nobles huitzes mais les cités conquises furent inféodées à l’Empire Atlec. Au fil du temps ces cités développèrent une culture différente des huitzes reprenant rapidement le nom de toxcec.

Le grand boom

Les environs des années 180-183 marquèrent certainement l’une des plus fastes périodes des cités huitzes. En effet dès les années 182-183 de profonds changements eurent lieu dans les sociétés huitzes que ce soit sur le plan agricole avec une meilleure maitrise de l’irrigation et la rotation des cultures, social avec un conseil plus ouvert d’abord aux guerriers puis aux prêtres et aux chefs de village, la domestication massive de certains animaux comme les dindons et cobayes et enfin un développement important des greniers. Allié à un climat très favorable, ceci permit une croissance considérable de la population. En parallèle nombre de dirigeants huitzes, impressionnés par ce qu’ils savaient (ou avaient entendu de l’Empire Atlec) reçurent des délégations de l’empire et au fil du temps firent de certains membres de ces délégations des conseillers officieux. Très friands de la culture atlèque, ils furent notamment très influencés sur le plan religieux invitant de nombreux prêtres à enseigner aux enfants de l’élite. Ceci permit l’arrivée de l’adoption rapide de l’écriture mais aussi une uniformisation des cultes et le développement d’écoles structurées dans un premier temps pour l’élite puis pour le peuple. Quoiqu’il en soit le boom de population et les avancées culturelles permirent de légèrement faire bouger le rapport de force entre les élites et la base de la population. Si cela passa parfois par des révoltes, les notchapas huitzes accueillirent de plus en plus de chefs de grandes familles au sein des conseils locaux. Avec le temps le phénomène s’accentua notamment grâce à deux facteurs : l’influence des cités huitzes qui assimilèrent la culture toxcèque et celle de l’Empire Atlec qui, avec les écoles du peuple, permettait d’avoir une population ayant une éducation de base surtout dans les grandes villes. Cet effet resta cependant à la fois très diffus mais aussi très inégal d’une cité à l’autre. 

Le grand boom ayant commencé dans les années 180 eut aussi pour effet d’augmenter considérablement la taille des armées huitzes grâce à de nombreux volontaires. En effet, influencés par la culture yapanèque la voie militaire fut de plus en plus mise en avant comme moteur de l’ascension sociale. Si cela entraina une augmentation des conflits entre huitzes, ces armées se tournèrent aussi vers d’autres conquêtes que ce soit vers le nord avec la chute finale du royaume toxoltepect vers 196 mais aussi vers l’est avec plusieurs vagues de colonisation de territoires occupés jusque-là par des oxotllis. L’essor de la population eut aussi pour effet d’offrir une main d’œuvre importante pour la réalisation de travaux d’importance notamment sur les palais des notchapas mais aussi de quelques infrastructures et routes. Avec l’influence atlèque, les centres religieux gagnèrent eux aussi en importance et rapidement les notchapas rivalisèrent entre eux en matière d’architecture dressant des pyramides de plus en plus hautes. 

L’essor de la population eut cependant un certain nombre d’effets pervers. En effet bien que les méthodes agricoles se soient améliorées, les terres restaient relativement pauvres et les famines étaient endémiques. Il convient d’ajouter à cela que les grandes constructions demandaient des ressources considérables qui parfois manquaient aux populations entrainant le dépeuplement et parfois des abandons de certaines cités. C’est certainement pour pallier à ces problèmes que nombre de cités envoyèrent des expéditions vers les terres oxotllies. Cependant pour les cités les plus à l’ouest, sans réels débouchés, la principale solution fut de s’attaquer à d’autres cités pour tenter de leur voler des terres. Au sud si quelques territoires furent repris aux yapanecs, la plupart des campagnes se soldèrent par des échecs cuisant notamment à cause de la désunion des cités huitzes. Certaines cités du nord décidèrent pour pallier à cela de se soumettre de leur propre chef à l’Empire Atlec en échange d’une aide alimentaire qui fut apportée et permit de résorber au moins un temps le problème. 

C’est surtout vers les années 300 que la population se stabilisa et avec elles les frontières des cités huitzes. Les tentatives de conquête contre les territoires oxotllis se raréfièrent et l’intérêt des cités huitzes se tourna de plus en plus vers les autres cités huitzes. Avec le développement d’un clergé huitze fort, mais aussi l’affaiblissement de l’Empire Atlec, les huitzes prirent de plus en plus leurs distances avec les conseillers atlecs au point que la plupart d’entre eux étaient absents des cours huitzes dès les années 310-320.

L’arrivée des wachupes

Ce n’est que relativement tardivement durant l’ère bleue que les huitzes adoptèrent le système des wachupes. A l’origine tout village conquis était directement sous le contrôle de la cité ce qui est encore majoritairement le cas. Cependant face aux oxotllis, il s’avéra que ce système ne fonctionnait pas. C’est ainsi que les notchapas s’inspirèrent du modèle politique atlec pour créer les wachupes (mot d’origine atlèque signifiant protection) de manière à s’assurer de la loyauté de certains territoires en réduisant les tentatives de révolte mais aussi en évitant d’avoir à envoyer des nobles pour contrôler ces territoires.  Malgré tout, les wachupes chez les huitzes restèrent très rares et surtout limités aux territoires oxotllis. 

Histoire des cités yapannèques

Le temps du royaume yapanec

Les yapanecs ne furent pas des acteurs majeurs de l’ère bleue avant sa fin. Au début de cette dernière, le territoire yapanec était composé d’un unique royaume avec un unique notchapa très puissant. Bien qu’il mettait à la tête des cités conquises des membres de sa famille, ces derniers lui devaient obéissance et n’avaient qu’une marge de manœuvre et des pouvoir limités. Comme pour les huitzes le conseil local n’était alors composé que de membres de la noblesse et d’officiers de haut rang. 

On sait peu de choses sur les premières années de ce royaume cependant sa relative unité et le fait qu’il occupait des terres fertiles faisait qu’il était une puissance locale avec une population importante. Jusqu’aux alentours des années 100 ou 120, le royaume eut deux grands axes d’expansion. Au nord ils prirent quelques cités huitzes mais c’est surtout vers le sud que le royaume gagna énormément de terres repoussant les oxotllis zinixts. Les yapanecs auraient aussi tenté d’envahir les terres centrales du continent détenu par les aweches mais ils connurent de nombreuses défaites. Ces défaites suivies de nombreuses attaques des aweches jusqu’au début des années 140 entraina la capture de nombreux esclaves yapanecs qui furent mis au service des aweches. Réussissant parfois à s’enfuir ou étant libérés ils emmenèrent avec eux des récits sur les nombreuses richesses du territoire aweche ce qui accentua l’envie des nobles de conquérir ce territoire. Cependant une importante pression exercée par les zinixts au sud et quelques cités huitzes au nord empêchait toute réelle opportunité de conquête.  

A partir des années 140 et plus particulièrement 144, d’importantes sécheresses, de mauvaises récoltes, et des troubles internes affaiblirent grandement l’Ayachaku aweche. Le royaume zacoalt en profita pour prendre rapidement le contrôle du territoire ce qui fit fuir les populations locales vers l’Empire Atlec. Ainsi vers 155 le royaume yapanec était à son apogée. 

La chute du royaume yapanec

Cependant les choses changèrent rapidement. De plus en plus le pouvoir du notchapa était contesté par les membres de la noblesse et ce dernier se montra extrêmement violent envers ceux qui s’opposait à lui n’hésitant pas à recourir à l’assassinat politique de manière intensive. Mais ce n’est pas de la noblesse que partit la révolte qui mit fin au royaume. En effet cela faisait longtemps que nombre de petits villages yapanecs avaient une certaine rancune contre le notchapa que ce soit en raison du manque d’aide aux territoires du sud et du nord toujours aux prises avec l’ennemi, au refus systématique du notchapa d’écouter les plaintes sur les tributs, l’impossibilité d’ascension sociale et plus globalement au mépris de ce dernier mais aussi de la noblesse du peuple. 

A partir de 162 de plus en plus de révoltes éclatèrent et furent écrasées avec une extrême violence. Plutôt que de calmer la population ceci eut pour effet d’entrainer encore plus de révoltes sur tout le territoire et rapidement les troupes envoyées pour les mater refusèrent souvent d’obéir voir se rallièrent à la population. Pour calmer les choses le notchapa prit une importante mesure. Les chefs de villages suffisamment importants auraient le droit de siéger au conseil du royaume. Cette décision divisa fortement la noblesse qui pour certains craignaient de voir leur pouvoir, déjà très limité encore diminué. Cependant tous se rendirent rapidement compte que bien que présents les chefs des villages n’étaient que rarement écoutés. D’autres fois on interdisait tout simplement à des chefs d’entrer dans la salle du conseil prétextant qu’elle était trop petite (en effet elle n’était pas adaptée) ou sur d’autres prétextes fallacieux. Il s’ensuivit une nouvelle période de révolte qui cette fois ci fut soutenue par une partie de la noblesse surtout celle à la tête de cités éloignées de la capitale. C’est là que le notchapa, acculé prit la décision qui marquera la fin de son royaume. En 167, il décida que ce serait au dirigeant de chaque cité d’assurer la sécurité de son territoire, de lever des armées pour le notchapa, de déterminer les tributs adaptés et de déterminer qui envoyer au conseil. Il espérait probablement pouvoir rediriger la colère du peuple contre ses dirigeants locaux ou, si ces derniers se montraient assez compétents, calmer la population. 

Une étrange décision

La décision du dernier notchapa d’accepter les chefs de village peut paraitre étrange. Elément essentiel de leurs villages, la plupart vivaient à plusieurs jours de voyage de la capitale. Ainsi en demandant à ce que ce soit expressément eux, le dernier notchapa espérait sans doute que seuls quelques chefs appartenant à des villages proches viennent. Cependant très attaché à son pouvoir il n’avait pas envisagé le fait que ces chefs allaient déléguer leur autorité pour venir participer au conseil. 

Plutôt que de le sauver, cette décision marqua la fin du royaume yapanec. Que ce soit à cause des rancœurs longtemps accumulées, par soutien avec la population ou par pur arrivisme politique, le dernier notchapa du royaume yapanec ainsi que sa descendance furent assassinés deux lunes après sa décision. C’est alors que nombre de cités proclamèrent leur indépendance. Il s’ensuivit un chaos sans nom entre les cités souhaitant remettre sur le trône un unique notchapa mais dans les années qui suivirent tous les dirigeants des cités finirent par se déclarer ou être déclaré notchapa par la population. Le temps des cités yapanèques était venu. Ces nouveaux notchapas étaient bien différents des notchapas des cités huitzes de la même époque. Conscients de la puissance potentielle des petits villages, souhaitant éviter toute révolte ou véritablement intéressés par la volonté du peuple ; les notchapas prirent deux grandes décisions. La première fut d’intégrer des représentants (et non plus forcément les chefs) des villages au conseil local où ils prirent rapidement une place prépondérante. D’autre part ils divisèrent les villages entre ceux appartenant directement à la cité et ceux qui auraient une plus grande liberté. C’est ainsi que naquirent les wachupes chez les yapanecs. Portant alors un autre nom, le terme wachupe sera adopté bien des années plus tard par contact avec les cités huitzes et via l’influence atlèque. 

Le temps des cités yapanèques

Dès les années qui suivirent leur indépendance, les cités yapanèques se tournèrent rapidement les unes vers les autres dans de nombreux conflits de moindre échelle. Certaines cités du nord et du sud s’unirent temporairement pour lutter contre leurs menaces respectives. Cependant la division mena à un affaiblissement notable des cités yapanèques. Vers 170 plusieurs cités s’unir pour tenter de conquérir de nouveaux territoires sur les mapanitls mais essuyèrent de cuisantes défaites. L’Empire Atlec se saisit de ce motif pour s’en prendre aux cités yapanèques de la terre des lacs. Rapidement vaincus ces derniers eurent le choix, quitter leurs terres pour que les aweches puissent y revenir ou se soumettre à l’Empire Atlec. La décision fut facilement prise et c’est ainsi que les premières cités yapanèques se soumirent à l’empire. 

Cette décision marqua le début d’un important mouvement d’atléquisation des cités yapanèques. En effet les cités soumises accueillirent rapidement des érudits atlecs qui apportèrent avec eux de nombreuses innovations architecturales, l’écriture et les écoles pour la noblesse et le peuple. Contrairement aux huitzes, les yapanecs intégrèrent rapidement les deux types d’écoles les conseils locaux en grande partie constitués de chefs de village voyant l’intérêt des écoles du peuple. De même le clergé de ces cités se réforma rapidement et gagna en importance. Ces changements apportèrent une certaine prospérité aux cités yapanèques ce qui amena d’autres cités à se soumettre (volontairement ou non) à l’Empire Atlec et plus largement facilita la diffusion de ce modèle. On considère généralement qu’en moins d’un siècle toutes les cités yapanèques avaient adopté ces changements et que l’Empire Atlec y exerçait une influence plus ou moins forte. 

Les premiers temps des cités yapanèques virent aussi l’émergence des très nombreux conflits de successions qui seront caractéristiques des cités de ce peuple. Bien que théoriquement puissants, les notchapas étaient souvent en opposition avec le conseil local et devaient partager le pouvoir avec ce dernier. Ce même conseil était souvent divisé, chaque chef de village défendant avant tout l’intérêt des siens. De plus les notchapas ne bénéficiaient pas de l’aura de longues lignées pour justifier leur pouvoir et maintenir une certaine stabilité. Il en résulte que les successions furent très vite de complexes enjeux de pouvoir non seulement entre les enfants du notchapa mais aussi d’autres membres influents de sa famille, des chefs de villages importants et même des officiers de renom. 

L’affaiblissement des cités yapanèques fut aussi marqué par deux grands évènements. Le premier fut la rencontre avec les tiguis à partir des années 210-220. Ces rencontres prirent la forme de raids que les cités eurent bien du mal à contrer ne disposant d’aucune force navale. Cela affaiblit grandement les cités du sud et plusieurs villages côtiers furent abandonnés. La seconde fut une cuisante série de défaites face à une union de tribus zinixts vers 260 qui mena à la destruction pure et simple de plusieurs cités.

Le reste de l’ère bleue pour les cités yapanèques consiste essentiellement en des luttes intestines et une relative stagnation jusqu’à l’affaiblissement de l’Empire Atlec et la déclaration d’indépendance des cités yapanèques sous le contrôle de ce dernier. Ceci marquera l’avènement d’une période faste pour les yapanecs dont plusieurs cités s’unirent pour faire face à un Empire Atlec affaibli.  

Grands évènements:

L’expansion toxcèque

Acteur important des premières années de l’ère bleue, le royaume toxcec était bien plus égalitaire que les autres puissances et possédait une architecture unique avec des complexes d’habitations comprenant plusieurs appartements. S’il y avait bien un souverain à la tête de ce dernier, les différences de richesses entre les différentes couches de la population semblent avoir été minimes. Possédant déjà un réseau commercial plus ou moins développé, il était aussi une puissance agraire prospère grâce aux terres noires du nord. Peu expansionniste à ses débuts, il débuta sa politique de conquête contre les tayamis vers 72 suite à une attaque de ces derniers. Gagnant peu de territoires, les pratiques guerrières toxcèques se basaient surtout sur une mise à sac systématique des régions attaquées plutôt qu’une recherche de leur contrôle ce qui mena à un exode massif des populations tayamis vers l’est. Ce fut la seule campagne réellement victorieuse des toxcecs, plutôt isolationnistes, ils tentèrent à plusieurs reprises de prendre des terres aux tucoyas ainsi que de s’attaquer à l’Empire Atlec au sud et aux cités huitzes de l’est craignant de voir émerger des puissances trop dangereuses. Ceci marqua le début de la fin pour ce royaume qui fut conquis par une alliance de ses voisins vers 178. Si les élites toxcèques furent tuées et remplacées par des élites huitzes, le peuple lui fut plutôt épargné et se métissa avec les nombreux soldats des armées huitzes venues s’implanter dans la région. 

L’émergence des iktomis

La première mention des iktomis daterait de la conquête du royaume chizaca par l’Empire Atlec vers 64. A l’époque il aurait s’agit de combattants cutchakans ayant offert leurs services à l’Empire Atlec en échange de l’autorisation de vivre sur les terres de l’empire. Regroupés dans une région du nord, il se seraient distingués plusieurs fois auprès des atlecs et aurait eu à leur tête un huatan. Surveillés par des officiels atlecs, ils se seraient rapidement adaptés à un mode de vie sédentaire. Il faudra attendre la fin de la campagne contre les mapeneches en 132 pour qu’en récompense de leurs services et de leur loyauté, les iktomis obtinrent de plein droit le contrôle des terres qu’ils habitaient ainsi qu’une aide de l’empire pour établir leur capital. C’est ainsi que fut fondé le Huatanab iktomi dont les frontières ont très peu bougé depuis cette période. 

Le temps du lac triste

Le temps du lac triste est une période charnière de l’histoire des aweches. Proches des atlecs depuis bien avant l’ère bleue, les aweches possédaient un territoire particulièrement prospère dans la terre des lacs. Cependant entre 144 et 148, le territoire fut frappé par une grande sécheresse qui entraina une famine sans précédent. De nombreux aweches partirent vers les terres de l’Empire Atlec pour y trouver refuge et furent particulièrement bien accueillis. Les choses se dégradèrent encore quand, profitant de la faiblesse de leurs voisins, le royaume yapanec prit possession de terres aweches. Les dirigeant aweches en fuite furent recueillis à la cour du souverain de l’Empire Atlec et y demeurèrent plusieurs années dans l’attente de trouver une solution. Finalement un accord fut trouvé en 158. L’empire accordait aux aweches une bande de terre côtière à l’ouest où ces derniers pourraient refonder leur ayachaku. L’empire dépensa de nombreuses ressources pour aider les aweches à bien s’implanter considérant que cela était de son devoir moral d’aider ses alliés de longue date.

Les exodes akoutlals

Les akoutlals sont un peuple qui à l’origine ne vivait qu’aux abord du lac Ahuilco et de ses affluents. Au début de l’ère bleue ils étaient sous domination aweche vivant en bons termes avec ces derniers. La sécheresse de 144-148 puis la conquête par les yapanecs fut un premier facteur d’expansion des akoutlals, suivant nombre d’aweches vers les territoires de l’Empire Atlec, ils furent très bien accueillis par les autorités de la puissance où leurs savoirs-faire et goût pour le commerce fut grandement apprécié.  Ils purent ainsi établir de nombreuses colonies dans ces territoires devenant parfois des acteurs importants. Sur les terres conquises par les yapanecs les relations furent dans un premier temps assez compliqué de par la méconnaissance respective des traditions, modes de pensée et coutumes. Plusieurs fois les nouvelles autorités voulurent forcer les akoutlals à prendre les armes à leurs côtés et les liens qu’ils gardaient avec leurs communautés parties vers l’empire fut parfois regardés avec méfiance. Cependant ces relations s’avérèrent justement très profitables et les akoutlals devinrent très importants pour le commerce local se chargeant d’importer et d’exporter diverses richesses. Leur influence fut telle qu’ils furent invités à venir s’installer dans les territoires de certaines cités yapanèques des plaines de l’ouest. 

Les grands exodes

Le grand exode est le nom donné à l’arrivée des cutchakans dans les régions arides du sud du continent. A l’origine limité à l’ouest des montagnes du dos du monde, les populations cutchacannes connaissaient de grandes difficultés pour survivre notamment durant des périodes comme la grande sécheresse de 144-148. Lors de ces périodes les tribus menaient d’importantes campagnes de raids contre les territoires de l’Empire Atlec qui s’avéraient souvent des échecs. Pour pallier à ce problème, les autorités atlèques proposèrent d’amener de nombreuses tribus vers de nouvelles terres plus au sud. L’idée était que réduire le nombre de tribus au nord permettrait d’avoir un plus grand nombre de ressources par personne et donc de réduire le nombre de raids. Si certaines tribus acceptèrent de bonne grâce d’autres y furent contraintes ayant le choix entre cette déportation ou l’extermination. Si certaines régions obtenues étaient en effet plutôt prospères, au fil du temps, les nouvelles tribus devaient s’enfoncer de plus en plus loin vers les montagnes de la crête du serpent pour trouver un territoire encore plus hostile que celui qu’ils avaient quittés.  Cette politique fut malgré tout menée par l’Empire Atlec jusqu’aux alentours de 240-260 et si cela soulagea la menace au nord, les tribus du sud se mirent à poser de nombreux problèmes. 

Le royaume zinixt

Le royaume zinixt est le nom donné à une union sans précédente de cachkis (chefs) zinixts à partir de 245. Cette union aurait vu le jour suite à de nombreuses tentatives d’invasion plus ou moins réussies des territoires zinixts par les cités yapanèques. Ceci força un grand nombre de chefferies à s’unir et ces dernières se tournèrent vers une femme du nom de Acoja (surnommée caïman noir). Devenant rapidement très influente sa première action ne fut pas menée contre les yapanecs mais visait à soumettre autant de tribus zinixtes que possible. Ainsi plus son territoire grandissait et plus elle arrivait à soumettre de tribus sans avoir à combattre. Elle se retrouva rapidement avec la quasi-totalité des tribus sous son contrôle. C’est là qu’elle mena une série d’attaques d’une ampleur encore jamais vue sur les cités yapanèques vers 260 et mis à bas les cités les plus au sud. La violence de ces attaques fut inouïe les populations yapanèques furent massacrées et les cités complètement rasées. Touchée dans un combat sa mort fut ce qui empêcha aux zinixts de poursuivre le conflit. En effet aucun autre chef n’avait le charisme nécessaire pour prendre sa place et beaucoup estimaient qu’il n’y avait pas besoin d’aller plus loin. Cet épisode fut un réel traumatisme pour de nombreuses cités huitzes qui n’osèrent plus s’attaquer aux zinixts durant plusieurs générations. 

La première grande vague

La première grande vague est le nom donné à la première grande expansion des tiguis. A l’origine les tiguis ne vivaient qu’au nord de l’archipel du croc, le sud étant occupé par un peuple aujourd’hui inconnu. A partir des années 200, il semble que les tiguis aient entamé un grand mouvement de migration qui les amena à conquérir le reste de l’archipel, mais aussi des territoires côtiers appartenant alors à des tribus zinixtes. C’est aussi durant cette période que les premiers contacts entre tiguis et yapanecs se firent sous la forme de raids de la part de ces derniers. Ce n’est que bien plus tard que les tiguis entrèrent en contact avec l’Empire Atlec d’abord via les royaumes mapanitls puis plus directement.

Le huatanab de Pacal’itza

Le huatanab de Pacal’itza est en quelque sorte le dernier témoin de la culture des anciens cutchakans. Suite aux nombreuses défaites face à l’Empire Atlec et ses alliés, de nombreux cutchakans auraient tenté de fuir en divers endroits du continent. Certains d’entre eux auraient trouvé refuge dans les jungles de l’est dans des terres occupées par les oxotllis tamomis et garapas. Là ils auraient réussi à fonder un huatanab plutôt prospère en pratiquant des formes d’esclavage particulièrement cruelles à l’encontre des populations autochtones. Plutôt prospère malgré les révoltes récurrentes des tribus soumises et des esclaves, ce huatanab vécut replié sur lui-même et inconnu du reste du monde hormis quelques histoires auxquels on accordait peu de crédits. Il attirait cependant les aventuriers car on dit que ceux qui y vivaient avaient emporté avec eux les secrets de l’or des itozcs et vivaient dans une opulence folle. Quelle que soit la vérité, Pacal’itza survécut durant toute l’ère bleue pour ne s’éteindre que dans les premières décennies de l’ère du sang suite à une importante révolte d’esclaves et à l’union de très nombreuses tribus oxotllies de cultures différentes. Vue comme un lieu maudit, la ville au cœur du huatanab fut abandonné par les oxotllis.

Progrès techniques et sociaux :

Esclavage chez les akoutlals 

Les akoutlals semblent avoir abandonné l’esclavage de manière progressive durant les débuts de l’ère zimolque. Cet abandon semble avoir plusieurs raisons dont plusieurs révoltes d’esclaves, un renforcement de l’idéologie pacifiste et une fermeture des communautés akoutlales sur elles-mêmes, accompagné d’une méfiance vis-à-vis des « barbares » travaillant mal et risquant de contaminer leurs coutumes. Ce dernier point est d’autant plus vrai du fait des contacts avec les yapanecs qui fut sans nul doute un accélérateur important de cet abandon. 

Céramique moulée 

La céramique moulée aurait été développée en deux endroits durant l’ère bleue. Tout d’abord elle aurait été découverte par des artisans aux alentours de 140 ou 150 et se serait rapidement répandue dans toute la société. Le second point d’apparition aurait été par des artisans pochtans qui auraient rapidement diffusé la méthode dans tout l’Empire Atlec. Bien qu’indépendantes, ces deux méthodes permettaient de produire rapidement et à la chaine des objets en céramique à base de moules en bois. Permettant un gain de temps considérable et une certaine standardisation (au moins localement) nombre d’artisans utilisaient cette méthode pour réaliser la base de leurs créations à laquelle ils ajoutaient souvent divers embellissements (décors, bas reliefs, peintures…) avant ou après la cuisson.

L’astronomie

L’astronomie, souvent liée à l’astrologie et aux affaires religieuses fut de longue date étudiée par de nombreux peuples. Cependant durant une bonne moitié de l’ère bleue ce furent incontestablement les sages huitzes qui étaient les plus avancés dans le domaine. Ces derniers étaient si compétents qu’ils pouvaient prédire les éclipses. Ils eurent une grande influence sur les savants atlecs qui créèrent des observatoires pour approfondir les connaissances des huitzes. Les écueils que connurent les cités huitzes durant l’ère du sang entrainèrent hélas la perte de nombreuses connaissances sur le sujet nombre d’entre elles étant malgré tout préservées dans l’Empire Atlec.

Obsidienne

L’obsidienne était déjà utilisée par la plupart des peuples pour la réalisation d’armes et de certains outils rituels bien avant l’ère bleue, cependant c’est vraiment durant cette période que l’obsidienne commença à être utilisée massivement. L’une des raisons fut la découverte de nombreux gisements notamment sur l’île du feu qui fut colonisée par les atlecs. 

Aqueducs 

Les aqueducs sont une des plus grandes mais aussi discrètes réalisation des ingénieurs et architectes atlecs. Ils sont le fruit d’une lente évolution depuis de simples canaux d’irrigation construits sur plusieurs kilomètres à des tentatives plus ou moins fructueuses de petits canaux recouverts de pierre. Avec le temps un système à la fois simple à produire et efficace fut mis en place. Les aqueducs sont formés de sections de tuyaux de céramique d’environ 1m20 de long pour 40 cm de diamètre. Légèrement coniques, ils peuvent ainsi s’emboiter les uns dans les autres et être enterrés généralement par rangée de deux ou trois. Généralement construits par groupe de deux ou trois tuyaux, le développement de la céramique moulée fut un élément majeur car elle permit de produire facilement les sections composant les aqueducs. Cette évolution majeure permit d’importer sur de longues distances de l’eau vers de grands bassins permettant d’approvisionner les villes ou certaines cultures. 

Les révolutions agraires 

Toute l’ère bleue fut marquée par de nombreuses évolutions dans le domaine agricole. Si l’agriculture sur brulis était connue de tous les peuples et l’agriculture en terrasse maitrisée par nombre de peuples de l’ouest, les méthodes se diversifièrent permettant un meilleur rendement et un important boom des populations. Parmi ces dernières on trouve la rotation des cultures développée par les huitzes et qui fit rapidement son chemin chez les toxcecs, huitzes puis plus tardivement dans l’empire. La culture sur talus elle était de longue date connue des akoutlals. C’est avec la migration de ces derniers que cette méthode se diffusa dans l’Empire Atlec puis chez les yapanecs. Ce n’est que tardivement qu’elle arriva chez les huitzes et toxcecs où elle eut un très grand succès en raison des sols très humides et parfois marécageux. Les akoutlals sont aussi crédités pour l’invention des champs flottants vers la fin de la période. Enfin ce serait au tout début de cette période que la houe aurait été créée par les yapanecs même si d’autres peuples revendiquent sa création. 

Le 0

Le 0 serait une invention du peuple huitze mais inconnu des autres cultures zacoaltes. Apporté aux toxcecs lors de l’invasion des terres de ces derniers avec l’aide des atlecs, c’est par ce biais que cet outil mathématique entra dans l’empire. Vite considéré comme essentiel, il sera rapidement diffusé par ce dernier dans toute les terres où il exerça une certaine influence. 

Diffusion d’espèces végétales

C’est surtout via l’Empire Atlec et son goût pour le commerce que de nombreuses espèces végétales se diffusèrent en de nombreux endroits. Parmi ces espèces on trouve les arachides, le coton et goyaves venus des jungles de l’est, le tabac des plaines de l’est, le toute-épice, l’avocat et la vanille des jungles du sud… A l’ouest, l’influence atlèque a rapidement fait du maïs la plante de base de l’alimentation des huitzes.

Les monnaies 

S’il y a eu des monnaies utilisées pour le commerce avant l’ère bleue, c’est sous l’influence des atlecs que certaines comme le cacao furent utilisées dans toutes les grandes puissances et qu’à ces monnaies on donne des usages spécifiques. A noter que l’utilisation de pièces par les atlecs à la place de tissus soit sur ce point une influence zacoalte ou les perles de jadéite étaient utilisées pour les gros achats de la noblesse (du fait de l’influence atlèque).

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Ere du sang

L’ère du sang est pour beaucoup d’érudits une aire de chaos mais peut être la dernière. Là où durant toutes les ères précédentes un peuple s’est élevé pour mener les autres, dans cette ère aucun ne semble prendre le dessus. Ce seul fait suffit à créer la peur chez certains prêtres qui y voient un signe de la fin des temps. D’autres y voient au contraire le signe que l’ère bleue ne s’est pas encore achevée et que ce ne sera jamais le cas tant que l’Empire Atlec reste une grande puissance. 

Quoiqu’il en soit cette ère semble dominée par 4 grandes puissances certaines luttant pour la suprématie et d’autres pour leur simple survie. 

A l’ouest, l’Empire Atlec n’est pas tombé. Ayant connu de nombreux échecs et crises il semble lentement retrouver sa puissance d’antan même si son influence sur le monde reste loin derrière lui. A l’est, les cités huitzes se sont majoritairement renfermées sur elles-mêmes plus intéressées par les luttes qui les opposent que par le reste du monde à l’exception de quelques cités au nord et au sud. Elles semblent de plus subir de plein fouet des transformations importantes et nombre d’entre elles déclinent. Au nord bien que de nouveau soumis à l’Empire Atlec, la confédération toxcèque fut un temps un acteur majeur prenant des terres aux huitzes et aux atlecs. Bien que soumis à l’empire, plusieurs mouvements de révolte l’ont déjà secoué et furent violemment réprimés. Enfin au centre, les yapanecs furent ceux ayant connu la plus grande expansion. Puissance montante ils infligèrent des défaites considérables à l’Empire Atlec le coupant en deux. Bien que sur le recul et plus concernés par leurs luttes intestines, ces cités restent un auteur majeur dont l’union fait peur tant à l’empire qu’aux huitzes.

Histoire de l'Empire Atlec                                                                

Le déclin de l’empire

Les débuts de l’ère du sang furent une véritable épreuve pour l’Empire Atlec. Connaissant de graves crises politiques internes et devant faire face à des menaces de toutes parts, l’empire concentra ses efforts pour repousser les cutchakans vers leurs terres d’origine, les toxcecs au nord et les yapanecs à l’est. Si repousser les cutchakans fut plutôt aisé, la lutte face aux toxcecs au nord connut plus d’échec que de succès. Mais c’est face aux yapanecs ayant réussi à former une grande union que les défaites furent les plus nombreuses. En un peu moins de 40 ans non seulement ces derniers prirent les terres de pochtans et mapanitls à l’ouest mais de plus ils réussirent à prendre une part importante des régions sous le contrôle direct de l’empire. Ceci coupa en deux le territoire atlec cette expansion des yapanecs ne s’arrêta pas tant grâce à la résistance des atlecs et de ses alliés qu’à l’expansion des tiguis à l’est (à partir de 34) ainsi qu’à la fin de la grande union yapanèque menant à un retour des conflits internes. 

Incapables de lutter sur tous les fronts les dirigeants de l’empire durent prendre une série de décisions pour avoir le temps de regrouper leurs forces. Vers 31 ils signèrent un accord de paix avec la confédération toxcèque reconnaissant leur totale indépendance ainsi que le contrôle de la province de Toncoco. En échange ces derniers ne devaient pas faire de mal aux populations locales. Divisé en deux l’empire nomma un gouverneur temporaire ayant tout pouvoir sur les régions du sud. Ceci fut surtout vécu comme un abandon par les populations mapanitles et atlèques locales qui durent faire face seules aux yapanecs mais aussi aux vagues d’invasions tiguies durant lesquels ils perdirent beaucoup de territoire. Enfin dès 37, en soutien au notchapa pochtan qui fut chassé de ces terres et en excuse pour ne pas avoir réussi à le défendre les autorités de l’empire accordèrent à ce dernier un territoire près du lac Taynayu où il pourrait reconstruire sa cité. Ce geste inattendu au vu du conflit en cours fut grandement apprécié par les pochtans et considéré comme une vraie marque de respect. 

Le renouveau atlec

Avec l’apaisement des conflits externes l’Empire Atlec put se concentrer sur ses divers problèmes internes et réfléchir à ses échecs. Plusieurs réformes importantes furent décidées mettant au jour l’empire que l’on connait à l’heure actuelle. Tout d’abord le rôle de l’apuchamak fut diminué au profit de l’allichakatin (conseil formé des plus hauts prêtres de la capitale). Ensuite une décision qui fit polémique fut l’abandon du système d’armée classique au profit des tawattans. Ces tawattans étaient des membres de la haute société atlèque pouvant former leur propre armée dès lors qu’ils répondaient aux demandes de l’empire. L’idée était de permettre à l’empire de lutter sur plusieurs fronts avec des officiers dont ce serait le métier et qui seraient capable de se redéployer facilement et rapidement selon les besoins. De plus cette période vit aussi l’arrivée de différents statuts pour les citoyens non-atlecs et plus particulièrement celui de sapay achamitl qui permettait d’avoir des droits similaires à ceux des atlecs en échange d’un service militaire. D’autres réformes comme la gratuité des soins pour les sapays achamitls et atlecs, la mise en place d’auberges gratuites ou de champs à destination des plus démunis furent aussi prises pour prévenir toute crise et s’assurer du bien-être de la population. Toutes ces réformes s’avérèrent particulièrement bénéfiques pour l’empire qui à partir de 65 put commencer une lente politique de reconquête contre les tiguis et les yapanecs tout en continuant de lutter contre les incursions cutchakannes qui perdaient peu à peu en intensité. Au sud-est, si la reprise des terres aux tiguis fut rapide sur le continent, sur l’île partiellement contrôlée par les atlecs cela prit plus d’une dizaine d’années. A noter que cette reconquête ne se fit pas que par les armes nombre de clans acceptant d’intégrer l’empire. Les populations mais aussi les combattants et dirigeants furent globalement bien épargnés. Au-delà de l’acte de charité cela répondait à deux besoins. D’une part éviter de se mettre ces populations à dos et réduire le risque de revanche et d’autre part essayer d’utiliser ces dernières pour lutter contre de futures invasions tiguies. A l’ouest la lutte contre les cités yapanèques se fit sur deux fronts et dura jusqu’aux alentours de 153 où les frontières se stabilisèrent. Dans ce contexte plusieurs tawatans firent des alliances de circonstance avec des tribus cutchakanne promettant des terres (sans forcément en avoir le pouvoir) ou utilisant des méthodes plus dégradantes (otages, monter les cutchakans contre les yapanecs…). Ceci n’empêcha pas des paretches de se retourner contre leurs alliés cutchakans en 156 alors que la cité yapanèque de Nictotaya’tlan était aux prises avec le peuple nomade. Soutien qui se fit contre l’inféodation de la cité. 

De retour comme une puissance majeure, l’Empire Atlec réussit à réintégrer la confédération toxcèque en 156. Cette dernière était aux prises avec une alliance de cités huitzes et menaçait de tomber. Elle demanda alors l’aide des atlecs qui lui fut accordée en échange de la restitution de la province de Toncoco mais aussi de l’établissement d’une enclave de trois provinces dans le territoire toxcec.  Si cela permit de sauver la confédération, le coût particulièrement élevé suscita beaucoup de rancœurs et il n’était pas rare que les populations toxcèques locales se révoltent appuyées plus ou moins discrètement par des nobles de la confédération. Ces révoltes menèrent même à une tentative de prise d’indépendance soutenue par une alliance avec plusieurs cités huitzes en 212. Cette révolte fut réprimée de manière particulièrement violente par l’Empire Atlec mais ce dernier consentit, pour éviter de nouvelles tensions à laisser plus de liberté à la confédération. 

Enfin l’un des grands coups d’éclat de l’Empire Atlec fut la douloureuse et très coûteuse conquête des terres occupées par les tucoyas en 176. Si le prix en homme de cette dernière fut particulièrement élevé et que le contrôle du territoire est très précaire, il s’agit d’un symbole extrêmement fort. L’Empire Atlec avait réussi là où personne n’avait réussi avant lui. Quelques années plus tard certaines cités yapanèques demandèrent le soutien de l’Empire Atlec dans leur lutte contre d’autres cités du même peuple en échange de leur inféodation. 

Aujourd’hui l’Empire Atlec est de manière certaine l’une des plus grandes puissances du continent. De nouveau uni, il règne sur un vaste territoire reconnu comme l’un des plus prospères où vivent de nombreux peuples de cultures différentes. Bien que devant faire face à de certains des territoires vassalisés et à des raids de tucoyas, cutchakans et tiguis, ces frontières ne sont plus réellement menacées.

Histoire des cités huitzes

Sur bien des points les cités huitzes eurent un faible impact depuis les débuts de l’ère du sang. En effet pour l’essentiel de ces périodes, les notchapas de ce peuple se concentrèrent sur leurs conflits s’intéressant et s’occupant peu du reste du monde. Les terres de l’est trop sauvages et peuplées d’oxotllis étaient jugées sans réel intérêt et seules quelques cités frontalières du nord et du sud tentèrent avec plus ou moins d’intensité de prendre des terres à la confédération toxcèque et aux yapanecs. De ce point de vue la cité de Huitzala’tlan fit plus ou moins exception puisque si elle eut quelques affrontements avec la cité de Zipe’tlan pour le contrôle des cités alentours, elle fut un adversaire récurrent de la confédération toxcèque. Enchainant victoires et défaites elle faillit détruire la confédération dans une longue campagne à partir de 153 et ne fut stoppée que par l’intervention de l’Empire Atlec de 156 à 158. 

Gardant l’image de grandes puissances et de cités riches pour le reste du monde (mais aussi pour elles-mêmes et leurs dirigeants), ces cités subissent en réalité de nombreux changements importants et semblent pour nombre d’entre elles sur le déclin. Ce mouvement semble perceptible depuis les années 160. Cette période est marquée par une alternance d’années très sèches et d’années très humides touchant une bonne partie des jungles de l’est durant près de 40 ans. Ces changements climatiques alliées à une perte de diversité alimentaire au fil des siècles précédents entrainèrent de très graves crises alimentaires touchant la plupart des cités excepté celles les plus au nord. De plus si par le passé le commerce aurait pu aider à résoudre le problème, l’importance de ce dernier avait fortement décru dès le début de la période car fortement associé aux atlecs. Il en a résulté un abandon de nombreuses routes commerciales au profit d’une plus grande importance donnée à l’autosuffisance, les échanges devenant principalement d’échelle locale. Une conséquence de ce grand recul du commerce fut aussi une plus grande division entre une élite très riche et prospère pouvant bénéficier de quelques réseaux de commerce limité et concernant surtout des biens de luxe et une population globalement pauvre mais qui vivait bien grâce à ce qu’elle produisait et cultivait localement. Ces deux facteurs combinés entrainèrent une chute démographique considérable qui dura près de 40 ans. Ceci fut de plus accentué par les notchapas qui, réticents au commerce et s’investissant peu dans l’économie, tentèrent d’y répondre par des tentatives de conquêtes militaires sur leurs voisins mais aussi une augmentation importante du nombre de sacrifices (et d’autosacrifices des élites) dans l’espoir d’arrêter les sécheresses. 

Cette crise démographique importante eut plusieurs effets majeurs et visibles. Le premier fut un dépeuplement des villes au profit d’un éclatement de plus petits villages. Désormais la plupart des villes huitzes dépassent rarement les 3.000 habitants et sont surtout composées d’un palais accolé à un centre religieux et de quelques ilots d’habitations s’éparpillant rapidement pour former de petites grappes reliées au cœur de la ville par des routes plus ou moins entretenues. Dans les zones dépeuplées les habitations tombent rapidement en ruine et la végétation y reprend ses droits quand elles ne sont pas remplacées par des champs. De même la plupart des petites cités ne peuvent plus se permettre de lancer de grands chantiers de construction et pour les plus précaires se sont parfois même le palais ou les temples qui manquent d’entretien. Dans les cas les plus graves se furent même des cités entières qui furent abandonnées. D’une manière plus globale, la forêt tropicale a regagné beaucoup de terrain sur les anciennes terres cultivées mais aussi à proximité du cœur des villes. 

Toutes les cités ne furent pas égales face à ces évènements. Les cités les plus au nord furent globalement épargnées et gardèrent un tissu urbain plus dense. D’autres comme Tepoca’tlan, Nalco’tlan, Quetol’tlan, Tatzal’tlan ou encore Tezatli’tlan gardèrent même une certaine prospérité malgré les pertes de population. Ces dernières profitèrent même de la situation pour agrandir leur territoire et soumettre leurs voisins moins chanceux. Aujourd’hui cette crise semble être derrière et depuis un peu plus d’une dizaine d’années les cités huitzes les plus touchées semblent lentement retrouver leurs forces. Beaucoup ont lancé de grands travaux de rénovation mais les changements de la société huitze (plus de sacrifices, grands écarts de richesse, commerce surtout local, plus petites communautés, centres urbains réduits, autosuffisance des villages…) semblent perdurer.

Histoire des cités yapannèques

L’ère du sang est incontestablement l’ère qui a vu l’émergence des yapanecs comme un peuple majeur du continent. Bien que divisés en cités rivales, la fin de l’ère bleue et les débuts de l’ère du sang furent marqués par une grande union des cités zacoaltes ayant pour but de faire reculer le tyrannique Empire Atlec. Cette union permit aux cités d’infliger des défaites sans précédent aux atlecs et à leurs alliés. C’est plus de 4 provinces de l’empire qui tombèrent ainsi que les terres des pochtans et les anciennes terres de mapanitls. Plutôt que de s’attribuer les territoires conquis, les cités de l’alliance préférèrent établir de nouvelles cités indépendantes mais avec des membres de leurs familles à leur tête. 

Longtemps ce mouvement de conquête sembla inarrêtable mais c’est un évènement inattendu qui y mit fin. Cet évènement fut l’invasion tiguie nommée grande marée qui commença vers 32. Au début simple suites de raids, ces derniers se firent de plus en plus intensifs menant à l’installation de colonies. Les cités les plus à l’est y perdirent beaucoup de terres leurs troupes étant à l’ouest pour lutter contre l’Empire Atlec. Les notchapas yapanecs se querellèrent de plus en plus sur la marche à suivre et nombre de cités se retirèrent de l’alliance pour entamer une reconquête de leur territoire. Ajouté à cela les nombreuses victoires face à l’Empire Atlec avaient rendu les notchapas encore plus arrogants et les conflits d’égos se firent de plus en plus grands au point que l’alliance se désagrégea rapidement. Vers 40 elle n’existait plus même si un ensemble de cités menées par Hueto’tlan continuaient leur lutte contre l’Empire Atlec durant encore quelques années. 

De nouveau divisées, l’affaiblissement des cités zacoaltes permit même à l’Empire Atlec de regagner certains territoires perdus au sud à partir de 71. De même nombre de cités limitrophes de l’Empire Atlec durent jouer à des jeux diplomatiques, prises entre quelques grandes cités conquérantes comme Hueto’tlan et l’Empire Atlec. Ceci les amena à s’allier à l’une ou l’autre des puissances et deux d’entre elles Taotl’tlan et Mixe’tlan, à rejoindre de leur plein gré l’Empire Atlec en 124 et 131. Au sud les cités fondées par les yapanecs subirent une forte pression de la part des tribus cutchakannes perdant une quantité importante de territoire et facilitant la reconquête de l’Empire Atlec qui joua un jeu assez trouble à cette période. Ceci amena la cité de Huite’tlan à se soumettre à son tour à l’Empire Atlec en échange d’un soutien contre les cutchakans qui menaçaient son territoire vers 156. 

Le reste de la période fut surtout marqué par une recrudescence des luttes entre cités yapanèques. Si certaines tentèrent des actions contre l’Empire Atlec, ces dernières n’eurent pas vraiment de succès. Mais inversement lorsque l’Empire Atlec menaçait l’une des cités, ses voisins, même s’ils n’étaient pas en bons termes, venaient rapidement à son aide.

Histoire de la confédération toxcèque 

Bien qu’aujourd’hui de nouveau soumis à l’Empire Atlec, la confédération toxcèque fut un acteur majeur et une grande puissance dans le nord de Catchaluk surtout au début de l’ère du sang. La confédération est née vers la fin de l’ère bleue mais possède des racines bien plus anciennes. On peut en effet retrouver ces racines dès le remplacement des élites locales lors de l’invasion menée conjointement par les atlecs et plusieurs cités huitzes. Soucieux de maintenir leur pouvoir mais aussi d’éviter des troubles et d’éventuelles rebellions, les notchapas évitaient de se faire la guerre entre eux et durent baser une grande part de leur légitimité sur les chefs locaux de culture toxcèque. Bien que se faisant reconnaitre comme des êtres semi-divins dans la pure lignée de la culture toxcèque, ces notchapas étaient bien plus soumis au conseils locaux et plutôt que de s’y opposer surent en tirer parti pour asseoir leur légitimité. L’unité des cités toxcèque était aussi très encouragée par la population locale mais aussi l’Empire Atlec et cette vision des choses se retrouva très fortement dans la nouvelle culture toxcèque. Cette volonté d’unité est aussi due à l’histoire du peuple toxcec ayant dû rester uni pour se rebeller contre les itzocs, lutter contre les huitzes, oxotllis et l’Empire Atlec. Bien que paradoxale cette rhétorique de l’union (y compris contre les huitzes) fut très rapidement intégrée par les nouveaux maîtres des lieux. C’est donc tout naturellement que lors du soulèvement contre l’Empire Atlec, toutes les cités toxcèques s’unirent en une confédération de manière à former un bloc puissant et uni contre l’oppresseur. 

Les premières années de l’ère du sang furent les plus fastes pour les toxcecs. Après une courte tentative très maladroite des atlecs de soumettre par la force la confédération, les combats se retournèrent rapidement contre l’empire qui perdit rapidement du territoire au point de demander la paix en 60 en échange de la province de Toncoco. Sure de sa nouvelle force, la confédération voulut étendre ses terres vers les terres des huitzes au prétexte que leurs dirigeants avaient des droits de succession sur ses terres. Il s’ensuivit une série de campagnes entre 60 et 85 qui virent d’abord de nombreuses défaites et pertes de territoires pour les toxcecs puis une lente reprise des terres perdues pour au final se solder par un statu quo. La suite de l’histoire toxcèque est marquée par un relatif calme et une certaine prospérité malgré trois tentatives d’invasion des terres tucoyas en 100, 108 et 112 qui furent toutes des échecs cuisants ayant un coût humain particulièrement élevé. 

Ce sera un nouveau conflit avec les cités huitzes à partir de 153 qui mit fin à l’indépendance de la confédération toxcèque. Enchainant les défaites militaires du fait de troupes mal entrainées et peu nombreuses, la confédération enchaina les défaites. Ne souhaitant pas tomber sous le joug des huitzes, les notchapas décidèrent de demander de l’aide à l’Empire Atlec en échange de quoi ils accepteraient de le rejoindre en tant que puissance inféodée et en échange de certaines garanties d’indépendance. Cette soumission fut actée avec la défaite des cités huitzes en 158. Pour leur aide, l’empire se vit retourner la province de Toncoco ainsi que le droit de fonder trois provinces dans les terres toxcèques officiellement pour avoir un puissant avant-poste en cas d’attaque huitze. Ce dernier point et le tribut élevé demandé par l’empire fut la source de nombreuses tensions et la population et nombres de membres des élites locales n’acceptèrent pas totalement la situation. Ceci mena à une série de rebellions face auxquelles l’empire donna des réponses parfois très dures et d’autres fois tenta de trouver des accords. Cependant les choses changèrent radicalement en 212 quand des représentants de l’Empire Atlec tentèrent de s’opposer à la nomination du nouveau notchapa de la cité de Cilom’tlan. Cette ingérence allant bien au-delà de ce que pouvait faire l’empire fut perçu comme une insulte, une opposition à la volonté du conseil local et une volonté de l’empire de prendre le contrôle de la cité. Il en résultat une révolte sans précédent qui ne dura qu’un an mais donna lieu à une répression terrible de la part de l’empire qui massacra tous les membres des élites locales suspectées d’avoir participé à la révolte. De même les toxcecs eurent interdiction de posséder des armes durant 10 ans, une part importante de la population fut déportée dans diverses régions de l’empire et des bastions sous le commandement des atlecs furent construits sur tout le territoire. Cependant contrairement à ce qui aurait pu être attendu, les atlecs n’intégrèrent pas de force le territoire toxcec pas plus qu’ils ne s’arrogèrent le droit d’influer (au moins directement) sur le choix des notchapas. Le représentant de l’empire qui avait été à l’origine de la contestation fut d’ailleurs publiquement mis à mort devant les notchapas toxcecs, l’empire adressa des excuses pour son comportement et alla même jusqu’à annuler les tributs devant être payés par les toxcecs durant 3 ans. 

Depuis ces évènements, nombre de toxcecs se sont résolus à leur situation de vassaux forcés de l’empire. Bien que de petites révoltes locales aient eu lieu, la région est très largement pacifiée. De manière occasionnelle elle doit aussi faire face à des raids menés par les cités huitzes et lors des grosses attaques, l’empire a toujours envoyé des troupes pour les protéger. 

Nous sommes actuellement en 224 de l’ère du sang et désormais trois grands blocs se sont dessinés, A l’est les cités huitzes ne s’intéressent que peu au reste du monde plus concentrés sur leurs conflits et leur reconstruction. Au centre, les cités yapanèques sont tiraillées entre leurs luttes intestines, et la volonté de s’étendre. Enfin à l’ouest et au sud, l’Empire Atlec semble avoir retrouvé une grande part de sa puissance perdue. Loin de son âge d’or, il semble moins belliqueux que par le passé préférant faire usage de la diplomatie pour rallier les cités zacoaltes à sa cause. Reprenant sa mission civilisatrice, il mène aussi de plus en plus d’expéditions visant à civiliser les peuples sauvages (oxotllis, cutchakans, tiguis et tucoyas) dans l’espoir de rallier ses peuples autant que par volonté de leur apporter une vie meilleure (selon ses standards). 

Grands évènements

Le royaume hulceh

On sait très peu de choses sur le royaumes hulceh. Ce dernier a probablement vu le jour durant les dernières décennies de l’ère bleue. Il fut surtout connu par les huitzes vers les débuts de l’ère du sang où plusieurs territoires hulcehs frontaliers ainsi que des wachupes oxotllis de la cité de Netzal’tlan furent sommés d’intégrer de force le grand royaume hulceh. Ceux qui refusaient étaient attaqués et soumis de force. La cité envoya des troupes pour protéger ses wachupes et ses dernières durent lutter bien plus durement qu’elles ne l’avaient prévu connaissant même quelques défaites. Les attaques cessèrent subitement vers 15. Les hulcehs interrogés sur la situation ne purent que parler de rumeurs selon lesquelles les attaques vers les wachupes de la cité n’étaient que de petits conflits marginaux. Le gros des troupes du royaume aurait été aux prises avec le peuple mayano. Suite à la mort de leur dirigeant, selon les rumeurs au combat, il semble que les hulcehs se soient de nouveaux divisés en chefferies rivales. 

Les grandes marées

Les grandes marées correspondent à la grande expansion tiguie ayant eu lieu à partir des années 34 jusqu’aux alentours de 45. Plusieurs facteurs semblent à la source de cette expansion : un boom démographique entrainant un besoin en nouvelles terres, l’invention et la propagation rapide des catamarans plus stables et rapides que les canoés et permettant d’emporter autant d’équipement que les grands radeaux, des évolutions sociales probablement au contact direct ou non des zinixts, mapanitls et yapanecs favorisant des unions plus structurées et vastes de waaketchas autour d’un chef commun. Il n’en reste pas moins que ce mouvement permit aux tiguis de conquérir une portion considérable de terres sur toute la partie sud du continent ce qui mit un frein à l’expansion des yapanecs à l’ouest et sauva probablement l’Empire Atlec.  

Le huatanab de Coyote Noir

Coyote Noir fut un chef cutchakan très influent ayant réuni autour de lui de nombreux clans et ayant tenté de fonder un huatanab entre 35 et 43. Voulant retrouver la gloire passée de son peuple il réunit plusieurs tribus non loin d’anciennes ruines attribuées aux anciens cutchakans et là tenta de fonder un huatanab où il attira rapidement de nombreuses tribus et mena plusieurs attaques contre l’Empire Atlec mais aussi le huatanab iktomi. Bien que prometteuse au début l’expérience montra rapidement ses failles. Les terres autour de la ruine n’étaient plus fertiles et les cutchakans ne purent remettre en état les anciens canaux d’irrigation. Nombre de conflits intertribaux virent le jour et Coyote Noir s’avéra être d’un tempérament assez tyrannique. Efficace dans ces raids le huatanab s’avéra incapable de gagner les quelques batailles rangées qui l’opposèrent aux iktomis et atlecs. Cependant ce n’est pas une attaque de ces derniers qui menèrent à sa chute mais les conflits internes qui menèrent à l’assassinat de Coyote Noir. Si quelques chefs de tribus voulurent poursuivre le projet de huatanab, la plupart des tribus quittèrent rapidement les ruines partiellement rénovées.  

La révolte blanche

La révolte blanche est peut-être l’un des évènements les plus tragiques de l’histoire de l’ère du sang. Vers 193, une série de diplomates envoyés vers des villages xibans avec qui l’empire avait réussi à prendre contact quelques années auparavant disparurent. Puis ce furent ceux envoyés pour les recherchés qui disparurent à leur tour. S’ensuivirent quelques attaques de faible ampleur mais très meurtrières sur des villages mapanitls de la région. En représailles l’empire décida d’envoyer une petite expédition punitive de 3.000 hommes. Sur ces derniers, seuls 51 revinrent les autres ayant été tués par ceux qu’ils nommaient les ombres blanches. Le plus troublant est que les survivants firent état de villages oxotllis complètement vidés et de la présence de nombreux cadavres victimes d’une étrange maladie. Un médecin ayant étudié l’un des captifs semble certain qu’il s’agirait d’une maladie similaire à la fièvre glaireuse très présente dans l’empire mais rarement mortelle. Si beaucoup pensent à une malédiction infligée à ce peuple pour le meurtre des diplomates, d’autres moins nombreux pensent que ce serait plutôt les diplomates des premiers contacts qui, malgré eux auraient apporté cette maladie. S’avérant mortelle pour les xibans pour une raison échappant aux médecins les plus illustres de l’empire, ces derniers auraient tenté de se défendre des étrangers qui s’avéraient être une menace pour leur survie par leur simple présence. 

Les pactes de l’or

Le pacte de l’or fut peut-être l’un des évènements les plus intrigants et inattendus de l’ère du sang. En 186 de l’ère du sang, quelques années après une campagne militaire menée par la cité de Hueto’tlan, des représentants affirmant servir les souverains itzocs se présentèrent devant la cour du notchapa de Hueto’tlan. Ils apportèrent avec eux de nombreux cadeaux dont des bijoux en or et étaient accompagnés d’esclaves zacoalts. Ces représentants firent une proposition au souverain de la cité. Ce dernier arrêtait toute tentative d’invasion en échange de quoi, le souverain des itzocs enverrait tous les 5 ans un cadeau sous forme de bijoux et décorations en or. Les itzocs demandèrent aussi le droit pour leurs marchands de venir dans le marché de la cité pour pouvoir marchander. L’accord fut accepté même si le notchapa n’était pas dupe. Bien que les itzocs payaient une sorte de tribu, ces derniers avait repoussé toute tentative d’invasion en ne laissant presque jamais de survivant. Ils étaient donc largement en position de force et achetaient la paix surement à moindre coût. Quoiqu’il en soit ceci permit l’arrivée de divers bijoux en or qui firent la richesse de la cité puis se répandirent peu à peu sous la forme de cadeaux diplomatiques. Dans les années qui suivirent la même proposition fut faite et acceptée par les cités de Taotl’tlan (191), Acatetzo’tlan (195) puis Cilom’tlan (202). Ces accords ne permirent cependant pas d’en apprendre plus sur les itzocs. Ces derniers refusèrent toute ambassade ou même de parler de leur peuple ou de leur mode de vie et refusaient tout marchand étranger sur leurs territoires. Les marchands itzocs eux-mêmes se montraient particulièrement avares en informations sur tout ce qui touchait à leur peuple.

Progrès techniques et sociaux 

Le catamaran

Bien que limité à la société tiguie, le catamaran est peut-être l’une des inventions ayant le plus influé l’histoire de l’ère du sang tant son importance fut grande dans les grandes marées. Son invention eut probablement lieu dans les débuts de l’ère du sang et son usage se démocratisa très vite dans la société tiguie. Alliant les avantages des radeaux et des pirogues, nombre de waaketchas s’attribuent son invention. Cependant plus que son invention, l’un des sujets les plus houleux entre les tiguis est de savoir s’il est une évolution des radeaux que l’on aurait voulu rendre plus rapide et manœuvrable ou à l’inverse une évolution des canoés que l’on aurait voulu rendre plus stables tout en augmentant la surface de transport.

Les femmes chez les zacoalts

Si certaines sociétés zacoaltes comme les yapanecs et mapanitls étaient déjà très paritaires durant l’ère bleue. Chez les yapanecs, cela concernait non seulement la noblesse mais aussi les couches moins aisées de la population où l’on trouvait déjà des femmes combattantes. L’ère du sang amena des évolutions plus globales sur la place des femmes dans la plupart des sociétés zacoaltes. Chez les yapanecs c’est à cette période que l’on retrouve les premières femmes notchapas mais aussi lipotles ce qui fut favorisé par les conquêtes nécessitant la mise en place de nouveaux dirigeants dans les nouvelles cités. 

Dans les sociétés mapanitles, l’évolution de la parité dans les couches les plus basses de la société semble avoir plusieurs sources : l’influence yapanèque dans les territoires conquis par ces derniers, une influence de la société tiguie (plus ancienne), la renommée de certaines femmes nobles à la tête d’armées et enfin la nécessité plus pragmatique d’avoir plus de combattants durant le premier siècle très troublé de cette personne. Prenant avant tout l’aspect d’un plus grand accès aux affaires guerrières, ceci se transforma rapidement en une parité plus globale pour l’ensemble de la population. 

Les pochtans qui possédaient une culture bien moins paritaire à l’image de beaucoup de cultures de l’ouest comme les atlecs et aweches eurent de leur côté une évolution plutôt rapide qui commença par la base et non le sommet de la société. On peut trouver plusieurs éléments déclencheurs : les luttes des premières années notamment contre les yapanecs et cutchakans où l’on voyait de nombreuses femmes combattantes et l’influence plus directe de la société yapanèque sur les pochtans dans les territoires conquis. Dans ce contexte beaucoup de femmes prirent les armes pour défendre leur foyer ce qui déstabilisa parfois la noblesse pocthanne. De même le besoin de main d’œuvre important de l’empire pour la reconstruction de sa capitale fit que de nombreuses femmes pochtannes participèrent aux grands travaux, chose jusqu’alors impensable. Ceci mena rapidement à une émancipation des femmes dans les couches les plus populaires de la société. Les choses furent en revanche beaucoup plus lentes pour l’élite qui resta durant très longtemps opposée à cette émancipation des femmes au sein de sa classe (notamment en raison de l’influence de la culture atlèque). Cependant les choses changèrent lentement que ce soit par la volonté de quelques femmes de la haute noblesse ou plus globalement par l’influence du peuple sur ses élites.  

Les choses furent plus complexes pour les sociétés huitzes. Au sein de ces dernières on avait toujours trouvé des femmes puissantes au sein de la haute noblesse, cependant la parité n’était pas de mise pour le peuple avec des tâches très genrées et nombre de fonctions étaient réservées aux hommes (prêtrise, notchapa…). Globalement les sociétés huitzes connurent des mouvements d’émancipation des femmes au sein de la noblesse dans un premier temps puis au sein du peuple. Très inégales dans leurs évolutions on trouve de nombreux facteurs comme l’influence yapanèque, les actes de certaines femmes, une plus grande éducation de ces dernières etc… La chute démographique eut aussi des effets importants bien que contradictoires sur la place des femmes. D’une part ces dernières obtinrent une place bien plus importante pour la noblesse (qui se tourna vers elles d’abord en raison d’un manque de personnel compétent avant de reconnaitre qu’elles étaient aussi compétentes que les hommes) mais aussi pour le peuple. Dans ce dernier cas les femmes jusqu’alors soumises à leur mari gagnèrent en liberté et indépendance de par leur rôle central dans la procréation. De plus la chute démographique entraina à la fois un besoin plus élevé de main d’œuvre d’une part mais aussi la nécessité d’une plus grande polyvalence ce qui permit l’émancipation de nombreuses femmes. Cependant un effet pervers fut que, bien que plus indépendantes, la nouvelle importance qui leur était donnée eut pour effet de les éloigner des fonctions militaires car elles étaient jugées trop précieuses et moins sacrifiables que les hommes. Ceci est d’autant plus fort chez les femmes jeunes n’ayant pas encore eu d’enfants. Bien que ce ne fut pas une interdiction et que nombre de femmes participèrent à la défense de leurs cités et villages, une très forte pression sociale décourageait de nombreuses femmes de participer à des actions militaires ou d’apprendre les métiers des armes.  Avec la fin de la grande crise démographique, ce dernier point semble lentement évoluer dans certaines cités.

C’est chez les toxcecs que les choses évoluèrent le moins. La culture toxcèque actuelle étant le fruit de deux cultures très peu paritaires (anciens toxcecs et huitzes), cette dernière n’a pas suivi les évolutions des autres cultures zacoaltes. Découragés des métiers des armes, les crises qu’ont connu les toxcecs ont cependant légèrement ouvert les choses suite à la participation des femmes à la défense de certaines cités. Cependant les défaites qui ont eu lieu malgré ces participations entrainent une vision très critique sur la compétence des femmes (surtout issues du peuple) dans les tâches traditionnellement réservées aux hommes. Si certaines interdictions visant les femmes ont été levées, la pression sociale est globalement restée la même sur l’essentiel de la période. De manière plus récente on constate tout de même des évolutions locales du fait de la participation des femmes à certains mouvements de révolte. 

Evolution des mœurs atlèques

Bien que restée très traditionnaliste, la culture atlèque a vu ses mœurs légèrement évoluer au fil de l’ère du sang. Que ce soit en raison des contacts récurrents avec d’autres sociétés comme les pochtans connaissant de fortes évolutions, les défaites face à des peuples jugés inférieurs ou des éléments plus locaux, la société atlèque connut trois grands changements. Tout d’abord bien que se voyant comme force civilisatrice, elle reconnut de plus en plus l’intérêt et les particularités des autres peuples. Cela concernait aussi les peuples perçus comme non civilisés qui bien que vus comme inférieurs ne devaient plus forcément adopter entièrement le mode de vie atlec et pour qui de nombreuses qualités et savoirs-faire étaient reconnus et recherchés. De plus le contact prolongé avec certains peuples (pochtans, aweches, iktomis, toxcecs) et ce depuis l’ère précédente amena vers les débuts de l’ère du sang à une plus grande tolérance des unions mixtes au sein du peuple. Enfin la place des femmes a légèrement évolué. Obtenant le droit d’étudier au sein des écoles religieuses, les filles de paretche se virent légèrement ouvrir la possibilité d’obtenir certaines charges de paretche voire même de devenir elles-mêmes paretche. Cependant cette évolution reste très limitée, la société atlèque restant très machiste. De manière plus globale si les femmes se voyaient interdire ou décourager certains types de tâches, de nombreuses activités typiquement féminines furent de mieux en mieux considérées socialement, certaines devenant même prestigieuses et sources importantes de revenus pour les ménages. Bien que patriarcales on constate aussi une lente évolution loin d’être terminée où l’avis des femmes est de plus en plus non seulement demandé mais aussi suivi. 

Fermeture des akoutlals

A l’inverse d’autres sociétés, les akoutlals évoluèrent vers des sociétés plus traditionnelles, moins ouvertes et plus méfiantes des autres peuples. Ceci date surtout du chaos que fut la fin de l’ère bleue et les débuts de l’ère du sang. Voyant le chaos les entourant, les akoutlals se confortèrent dans l’idée que les autres peuples étaient des barbares primitifs et violents qu’ils devaient éviter autant que possible. Les akoutlals se replièrent alors sur eux même réduisant les contacts avec les autres peuples quand cela était possible et, pour préserver leur culture, se tournèrent de plus en plus vers un mode de vie « traditionnel ». La vue des changements sociaux des autres peuples et leur rejet de ces derniers renforça ce fait. Ainsi si la société était déjà peu paritaire elle devint de plus en plus machiste avec une répartition des tâches très genrée. De même le prêtre à l’origine distinct du chef finit par prendre la place de ce dernier jusqu’à le faire disparaitre. En effet garant des traditions, du savoir et médiateur entre le terrestre et le divin, il était vu comme le plus à même de guider les siens. A noter que cette évolution fut vue comme une très bonne chose par toute la société akoutlale car cela leur assurait (selon eux) une grande pureté morale et un mode de vie exemplaire à l’image de ce que leur avait enseigné leur dieu tutélaire.  

Premiers fours à céramique

Les fours à céramique sont une invention très récente et encore imparfaite issue d’artisans de l’Empire Atlec. Encore mal maitrisés, ces fours sont utilisés par certains artisans dans la capitale de l’empire pour créer des céramiques de meilleure qualité mais réservés aux personnes les plus riches. Réalisés en terre ils sont le plus souvent à usage unique et permettent d’atteindre de plus hautes températures lors de la cuisson des objets en terre cuite.

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