
Cultes de l' ouest
Les cultes de l’ouest forment en quelque sorte ce que l’on pourrait appeler la religion classique. Partageant de nombreux traits communs avec les autres croyances (mortalité des dieux, monde cyclique, grandes lignes de la cosmologie, pratiques sacrificielles…), elle est la croyance la plus largement répandue. Probablement diffusée à partir de l’Empire atlec et influencée par les divers peuples qui le compose, on la retrouve tant dans l’ensemble de l’empire atlec que chez les yapannecs, akoutlals, aweches, iktomis et mapanitls. Il est à noter que cet ensemble de croyances n’est pas centralisé hors de l’Empire atlec, chaque entité politique le faisant vivre indépendamment à son échelle. De plus il pourra exister de nombreuses variations régionales concernant divers éléments de cultes, bien qu’elles soient marginales.
Les divinités
De toutes les religions, les cultes de l’ouest sont peut-être ceux dont les divinités sont les plus organisées et structurées. Mortelles et devant être nourris pour ne pas que le monde périclite, elles sont regroupées en quatre grandes catégories.
Les patchamas
Au nombre de 7 ces dieux sont chacun une incarnation d’un aspect dual du monde dont ils sont à l’origine. Bien que d’importances variables et jouissant d’une plus ou moins grande attention, ces divinités son malgré tout primordiales car, si elles venaient à mourir c’est le monde lui-même qui disparaitrait. Ces divinités sont aussi souvent associées à certaines activités ou processus naturels. Chacun de ces patchama est lié à un mois lunaire au cour duquel il reçoit diverses offrandes et sacrifices.

Patchama Kukule
Patchama Kulue est la divinité du ciel et de la mer. Asexué comme tous les autres dieux, les prêtres font appel à ses services pour faire tomber la pluie, éloigner l’orage, éloigner les brumes ou appaiser la mer.
Patchama Viracotal

Il est le dieu du feu et de l’eau. Veillant sur les volcans aussi bien que sur les rivières, les prêtres font appel à ses pouvoirs pour éloigner et contrôler le feu ou appaiser les eaux en crues.
Patchama Ainty

Patchama Ainty est le dieu veillant sur la forêt et les montagnes. Il aurait créé ces obstacles pour limiter l’expansion du monde et les prêtres font souvent appel à son pouvoir pour dépasser les obstables naturels.
Patchama Cucualtan

Patchama Cucualtan est le dieu veillant à la fois sur la vie et la mort mais aussi sur la maladie et la guérison. Il est le dieu des petits cycles et des transformations du vivant. On lui adresse souvent des sacrifices pour qu’il donne aux prêtres le pouvoir de soigner.

Patchama Coctolo
Patchama Coctolo est le dieu du soleil de la lune et des étoiles. Régnant sur le jour et la nuit il est le responsable des grands cycles comme les saisons et les changements d’ères. Les prêtres qui font appel à lui peuvent généralement changer la chance ou avoir des capacités de divinations.

Patchama Kilza
Le Patchama Kilza est le dieu des hommes et des animaux. Vue comme un être à la fois sauvage et civilisateur, les prêtres lui font des sacrifices pour éloigner les bêtes sauvages, sauver les récoltes des nuisibles ou gagner en sauvagerie au combat.

Patchama Axilbanka
Il est le dieu des plantes et des roches. Il est particulièrement vénéré à l’époque des moissons on lui adresse souvent de nombreux sacrifices au moment des plantations et moissons pour favoriser les récoltes.
Les qetecs
Les qetecs sont l’ensemble regroupant les dieux tutélaires des différents peuples. Il peut s’agir d’ancêtres mythologiques ou de réelles divinités. Différents des patchamas, ils incarnent dans la pensée de ce culte des idéaux. Beaucoup sont considérés comme à l’origine d’arts, de la culture, de l’agriculture… Ils joueraient aussi un rôle central lors de la mort d’un individu.
Ces divinités peuvent être la source de tensions théologiques, avec les membres d’autres systèmes de croyance où ces divinités sont parfois associées à des éléments relevant des patchamas. Une solution pour les membres des cultes de l’ouest est alors de considérer ces qetecs comme des émanations ou des incarnations d’un patchama.
Les tehcualts
Les tehcualt sont un type de divinité très particulières dont l’origine est incertaine. Contrairement aux autres divinités les tehcualts ne sont pas des entités « abstraites », mais s’incarnent dans un objet spécifique : souvent une statuette mais aussi parfois un sac contenant des objets sacrés, un codex… S’ils peuvent être qualifiés de divinités, les tehcualts fonctionnent comme des sortes d’esprits protecteurs veillant sur un lieu (village ou ville) et ses alentours. Tant qu’il est nourri par des offrandes et sacrifices réguliers, le tehcualt est censé apporter la prospérité aux lieux qu’il protège, favorisant les récoltes, évitant les épidémies… Cependant plus le lieu protégé est important et plus le tehcualt sera exigeant et demandera d’importantes offrandes.
L’une des particularités des tehcualts est le lien qu’ils partagent avec l’idole qui les représente. En effet la croyance veut que si cette idole est détruite ou volée, le tehcualt ne peut alors plus être nourri et finira par périr. Cela entrainerait alors une longue période de malheur durant 7 années lunaires. Que cela soit vrai ou non, la destruction ou la disparition d’un tehcualt est considérée par les populations locales comme source d’un grand malheur, ce qui peut souvent provoquer des départs de population, des conflits internes, in fine une source de chaos. De plus en cas de vol, le tehcualt pourrait alors faire bénéficier de ses bienfaits à un nouveau village. Il en résulte que la destruction ou le vol d’un tehcualt est un acte d’une extrême gravité presque universellement condamné. Il arrive cependant qu’en période de conflit particulièrement intense le tehcualt d’un lieu soit détruit afin de briser le moral d’un adversaire vaincu et de contraindre sa population à se disperser.
Huitzilbalcoalt
Plus qu’une divinité, Huitzilbalcoalt est une notion fondamentale du système de croyance. Difficile à définir il est à la fois le chaos originel mais aussi ce qui arrivera lorsque les patchamas viendront à mourir, jusqu’à l’émergence d’un nouveau cycle. On lui attribue aussi souvent l’origine de divers monstres du folklore, des esprits, des maladies… Bien que particulièrement néfaste, il n’est pas toujours vu comme une entité malveillante cherchant à nuire activement au monde, mais plus comme une menace sourde sans réelle conscience d’elle-même, voire même une force intangible.
Rapport aux dieux
Dans les cultes de l’ouest le rapport aux dieux est généralement assez froid et distant. On pense que les divinités, et a plus forte raisons les patchamas, ne s’intéressent pas aux hommes dès lors que ces derniers les nourrissent. Cette nourriture doit se faire par des sacrifices de sangs (animaux ou humains) mais aussi de manière plus occasionnelle par des offrandes. Cela implique que la moralité d’un individu n’aura généralement aucune conséquence vis-à-vis de la plupart des dieux saufs si ce dernier s’attaque à l’un de leurs temples. La seule limite à cette règle concernerait les qetecs qui, au moment de la mort, se chargent de juger la vie et la mort du défunt pour déterminer son destin. En revanche, si une divinité n’est pas nourrie, elle pourra non seulement s’affaiblir mais aussi se mettre en colère, ce qui entrainera diverses catastrophes.
Un autre élément central de cette religion est que les liens avec les dieux sont presque exclusivement une affaire de professionnels. Les prêtres (et chamans d’autres croyances) sont considérés comme les intermédiaires exclusifs entre les divinités et le reste de la population. A ce titre si un individu souhaite obtenir les faveurs d’une divinité ou à l’inverse attirer ses foudres sur quelqu’un, il doit passer par un prêtre qui intercèdera auprès de la divinité, souvent contre une certaine somme et un sacrifice. S’il existe de petits rites réalisés par les individus communs lors de certaines périodes, ces rites visent avant tout à maintenir l’ordre du monde et à nourrir les dieux plus qu’à réellement attirer leurs faveurs. Il est aussi à noter que les divinités ne s’intéressant pas aux hommes et ne communiqueraient pas d’elles-mêmes avec eux. Seuls certains prêtres réalisant certains rites en seraient capables lors de rites de divination.

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